
J’ai choisi cette photo de ma sortie quotidienne car elle symbolise mon parcours de « cycliste ». En effet ce col est le premier que j’ai gravi dès mon plus jeune âge et chaque année j’ai plaisir à le gravir.
Après une semaine éprouvante en terme d’entrainement, cela commence à être long, j’ai décidé de faire ma sortie longue aujourd’hui. Au menu 5h15 de manivelles à travers le forez avec des passages dans des cols historiques de la région.
Je vous laisse découvrir mon périple à travers les photos que je vais intégrer à l’hommage du jour.
Et aujourd’hui je souhaite rendre hommage à mes parents qui finalement sont à l’origine de tout cela!
Alors mes parents ceci est pour vous!!


Papa, tu es un modèle, mon modèle. Beaucoup de choses que j’ai faites, je les ai faites pour que tu sois fier. Ton engagement politique devrait être un exemple pour tout le monde. Bien sûr tu as douté suite à l’effondrement du bloc de l’est. Mais mon papa ce modèle était contraire aux valeurs que tu as et que tu auras défendu toute ta vie. Ce n’était pas le communisme que tu souhaitais. Le tien c’est la définition basique même : la mise en commun des richesses générées par le travail qui bénéficie au plus grand nombre et surtout aux plus faibles. Une fraternité, une solidarité de tous les instants qui abouti sur l’entraide et non cette société individualiste qu’ils voudraient nous servir.
Tu t’es toujours engagé pour les causes qui te semblaient justes sans compromission ni besoin de reconnaissance, toujours dans l’esprit de servir la communauté.


Vois-tu, comme l’a dit notre cher Jeannot Ferrat : « C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente sans idole ou modèle, pas à pas humblement, sans vérité tracée, sans lendemain qui chantent, un bonheur partagé définitivement, un avenir naissant d’un peu moins de souffrance, avec nos yeux ouverts en grands sur le réel, un avenir conduit par notre vigilance envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel. ». Peu importe le nom que cela prendra, c’est d’abord de l’humanité qu’il faut et du bonheur.


Mais non mon papa tes idées ne sont pas dépassées, elles sont même avant-gardistes même si beaucoup sont issues du programme du conseil national de la résistance datant de 1944. Pourquoi n’aurions-nous pas le droit d’être heureux pourquoi ces mesures, ces idées ne seraient-elles pas appliquées.

Beaucoup ont oublié que ton parti était le parti des fusillés ! Beaucoup ont oublié ce que la France devait à ces résistants pour la libérer du joug nazi ! Tout comme beaucoup ont oublié ce que la France devait à ses immigrés. Je me rappelle très bien des cimetières de l’est de la France et du nombre de tombes de soldats sénégalais ou maghrébins tombés pour la liberté. Cela m’aura marqué à vie. Et puis n’est-ce pas au Maghreb que l’armée française s’est reconstruite pendant la deuxième guerre ? N’est-ce pas le gouvernement français qui a fait venir ces immigrés pour reconstruire la France, car elle manquait de main d’œuvre ? Et aujourd’hui certains voudrait balayer tout ce pan de l’histoire de France d’un revers de main. Aujourd’hui les enfants de ces immigrés ne sont plus les bienvenus ? Nous voudrions renvoyer chez eux des gens nés en France. Mais où c’est chez eux ?
Vois-tu : la bête n’est pas morte et elle revient au galop et avec elle ses mesures et idées nauséabondes. Aujourd’hui cette bête contrôle beaucoup de choses et notamment beaucoup de médias qui fait que ces belles idées que tu défends ne sont pas audible, car la bête ne veut surtout pas qu’elles soient appliquées. Mais mon papa après la pluie vient le beau temps.



Ma chère maman toi non plus tu n’as pas été en reste pour la défense des plus fragiles.
Dès ton arrivée dans la Loire tu as commencé ton engagement politique à Montreynaud avec ton ami Paul Chomat.

Puis n’est-ce pas toi qui a monté le syndicat CGT à la Maison de Retraite de la Loire à la demande du Médecin chef ?
N’est-ce pas toi qui a créé la CNL (confédération Nationale du Logement) afin de renégocier les emprunts toxiques de nos voisins et lutter contre les expulsions ?


Aujourd’hui mes chers parents vous êtes totalement dévoués à votre petite fille, née malheureusement avec deux graves handicaps. Pour ça nous vous en sommes reconnaissants.

J’aurais aimé comme vous défendre le plus grand nombre, avec un engagement plus important.
Malheureusement le destin en a décidé autrement. Et aujourd’hui je suis engagé au plus profond de ma personne pour la défense de la cause des autistes pour qu’enfin il y ait des solutions de prise en charge adaptées à chaque cas.
Je vous aime profondément
A bientôt pour un nouvel hommage

