Océane Les yeux du coeur au sommet de l’Europe

Salut à tous:
Merci merci et merci encore. Vois-tu Nicolas c’était un rêve que j’avais de monter Océane les yeux du coeur au sommet du Mont blanc, toit de l’Europe. Et ce projet est devenu réalité, ce samedi grâce à toi et ta bande de pote tout aussi dingue que toi.

Depuis qu’Océane est née, j’avais pour ambition de monter au sommet accompagner de cette dernière mais également de mon papa, passionné de montagne.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence, ce projet de monter Océane là haut n’est pas raisonnable, tout comme monter avec mon papa, à qui il reste encore une belle condition physique.
Si c’est pour se dire j’ai fait ça, mais en mettant Océane dans la difficulté, dans le stress, où elle ne prendrait aucun plaisir et serait dans l’angoisse tout au long du chemin: quel intérêt?
J’ai donc enterré ce projet et me suis dit, ce serait bien que quelqu’un me propose de monter une banderole des yeux du coeur sur le toit de l’Europe.

Au mois de juin, le téléphone sonne:
« – Allo?
– Salut c’est Nicolas Falatik.
– Salut Nico, comment vas-tu?
– Ca va et toi?
– Ca va.
– Et Océane?
– Ca va plutôt bien en ce moment.
– J’ai un projet: Je souhaiterais faire St Etienne – Le sommet du Mont Blanc cet été, avec une levée de fonds pour Océane Les Yeux du Coeur. Nous partirions le vendredi 09 août très tôt pour rejoindre St Gervais au mont blanc à vélo, et après 2heures de repos, gravir le Mont Blanc. Soit un total de 269km de vélo, 15 km d’ascension avec 3800m de dénivelés positifs.
– Je suis partant lui répondis je en lui demandant si il y avait une petite place pour moi pour l’ascension finale.
Face à mon manque d’expérience, il m’a répondu à raison qu’il ne préférait pas.
Suite à ce coup de téléphone, j’appelle mon ami Jyjy pour le motiver à m’accompagner. Il a alors la même réponse que moi: « est-ce qu’on peut monter au sommet. Je lui donne alors la réponse de Nico. »

Au lendemain de notre périple au Grand Colombier, nous maintenons la pression et poursuivons l’entrainement « vélo » pour être en forme le jour J.

Vendredi 09 août 4h40, nous voila tous réunis devant le zénith de Saint Etienne, où rendez-vous a été donné par Nicolas. Il y a là Nicolas Falatik, Nicolas Darnaix, Mehdi Azazi, Tony Daurelle, Stéphane Aubert, Romain Chanon, Violaine Daurelle, Nathalie Daurelle, Jean Yves Serre et Pierrot Michon.
Jean-Yves, fatigué après des semaines d’entrainement chargées pour revenir en forme, a décidé dans la semaine qu’il ne viendrait pas. Ce n’est que partie remise. Pierrot est venu nous donner quelques encouragement. Nathalie nous accompagnera un temps sur le parcours vélo et Violaine nous fera l’assistance tout le long du parcours avec Romain.

Au départ, je ne connais les personnes qui m’accompagneront, que par leurs noms et leurs réputations de sportifs de haut niveau qui les précèdent, hormis Tony, qui a participé à toutes les courses que nous organisons, et qui a régulièrement emmené notre petite Océane sur Joelette, avec les amis du club, qu’il a créé à Usson en forez. Je connais bien évidemment Nicolas Falatik, organisateur du défi, mais également du marathon de la BIère.


Nous partons. Sitôt 2km effectués, Nicolas crève. Après réparation nous repartons et les kilomètres vont défiler à vitesse grand V.
Nous traversons la vallée du Gier et ses usines, arrivons à Chasse sur Rhône où nous traversons le Rhône, direction Bourgoin Jailleux . C’est tout plat. Les deux premières heures sont avalées à pratiquement 30km/h.
Une fois Bourgoin Jailleux passé, le relief commence à se vallonner et les paysages à être plus jolis.
Nous gravissons le col de la Cruzille enchainé sur le col de l’échine pour arriver à Chambéry, où en tournant la tête nous apercevons le bout du lac du Bourget. A ce moment je pense à ma petite femme, qui est au travail: il y a 15 jours tu étais là pour gravir le Grand Colombier.
Direction Albertville, puis montée sur Megève, que j’apprécie et trouve sympa, malgré le flot incessant de voiture qui nous double. Nous arrivons en haut avec Nicolas. Stéphane et le deuxième Nicolas (Darneix) sont 4 minutes devant, tandis que Tony suit à quelques encablures, suivi de Mehdi.
Tony et Nico me disent de repartir, pendant qu’eux attendent Mehdi.
Je repars donc en direction de St Gervais où je prends la direction des Contamines Montjoies puis de Bionassay, et le parking du Croizat lieu de départ de l’ascension. Bionassay! Un nom qui restera à jamais gravé dans ma mémoire: une côte de 3.38km à 13% de moyenne avec de nombreux passage à plus de 20%. Le début est très dur mais je le gère bien. Puis au fil de la montée les jambes commencent à durcir, et finalement les crampes ont raison de mon mental. Plusieurs fois je mets pied à terre avant de repartir. J’arrive enfin en haut où je retrouve Stéphane, Nicolas Darneix, Romain, Violaine ainsi que d’autres personnes venues nous encourager. Merci à eux.
Les arrivées alors s’enchainent: Nicolas qui semble assez marqué, Tony relativement frais et Mehdi bien entamé.
Je vois alors arriver ma petite femme et mon grand garçon. Que je suis contents de les voir.
Après une bonne bière, nous laissons nos costauds se reposer et nous nous rendons a l’appartement que nous avons réservé, où je prends une bonne douche réparatrice.

23h Les deux Nico, Tony, Mehdi et Romain, équipés, sacs au dos, partent pour l’ascension. Ils sont quand même bien fatigués.
Malheureusement après 4km, Mehdi n’ayant pas récupéré, décide de faire demi tour: sage décision, la consigne étant de ne prendre aucun risque.
Les 2 Nico, Romain, Tony continuent avec Violaine et Stéphane qui les accompagneront jusqu’au refuge de la tête rousse.

A ce moment Nicolas Falatik décide de stopper. La tête et le physique n’y sont plus.
Bravo Nico c’est déja beau ce que tu as fait. L’enchainement des événements organisés t’ont certainement beaucoup mangé d’énergie.
Tony, Nico D et Romain repartent donc à trois.

8h le jour se lève sur le Mont Blanc. Nos trois valeureux alpinistes sont à 40 minutes du dernier refuge: le refuge du Valo.

Nous attendons le dénouement et à 9h36 bingo, la banderole de Océane les yeux du coeur est plantée au sommet.
Quand je reçois la nouvelle j’ai du mal à le croire: ils y sont arrivés. C’est vraiment des monstres de physique et de mental.
Place à la redescente maintenant qui se fera en 8h. Nous partons, Kenzo, Steph, et moi à leur rencontre et les trouvons à 3.5km du parking, où c’est la joie de les revoir. Ils ne semblent pas trop marqués.

Au final, ce que je retiendrai de ce périple, c’est cette grande amitié qui unie cette bande de potes. C’est également cet engagement total des pompiers dans un projet qui leur tenait à coeur. Ils sont montés pour Océane et pour les personnes qui n’ont pas les moyens physiques et intellectuels de réaliser de tels exploits. Ils sont montés là haut pour encore et encore parler de l’autisme et des difficultés que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours pour comprendre notre enfant et pour lui apporter du bien-être, mais également pour alerter sur le besoin que nous avons de trouver, et de créer des places adapter, pour qu’ils vivent une vie d’adulte en adéquation avec leur handicap.

Enfin je ne terminerai pas cet article sans un énorme merci à mon ami Nicolas Falatik.
Nico tu es une personne extraordinaire. Je ne connaissais pas plus que ça avant tout ça. Quand je voyais l’énergie que tu déployais pour organiser tous les événements que tu mets sur pieds, quand je vois tous les moyens que tu vas chercher, je me disais comment fait-il? Ce week-end m’a montré une autre facette de ta personne: une facette généreuse, solidaire mais aussi responsable. Quand tu as commencé à douter, tu n’as pas voulu aller plus loin, et ça c’est grand très grand, savoir prendre la bonne décision au bon moment.
Alors pour ce vrai grand moment d’amitié et de solidarité merci.

A une prochaine fois les amis

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