




C’est sous le signe de l’amitié que s’est déroulée cette deuxième partie de notre périple 2025. Pour rappel la première partie avait lieu les 14-15 et 16 juin sur les routes de notre beau département de la Loire au plus prés de ses frontières.
Samedi 12 juillet 8h14 pétante, nous enfourchons nos bicyclettes pour la première étape de ce tour de la Haute Loire. Au menu 138km, qui se transformeront en 140 et 2060m de dénivelés positifs. Et quand je vous dis que ce défi se déroulera sous le signe de l’amitié ça commence bien avec la venue de Mathilde, Gabin et mon poto de longue date, mon Dag avec qui nous avons écumé les chemins d’Ardèche et de Navarre. Quelle surprise de le voir sur un vélo de route (que je connais bien) pour venir faire un bout de route avec nous. Comme à son habitude il est accompagné (excuse moi ma Flo) de deux belles filles: Farida et une autre amie de longue date: Carole Souchon.
Nous prenons la direction d’Aurec et rapidement la route s’élève.
Nous sommes en présence de jeunes fougueux: Gabin, Nicolas et je me prends au jeu de les suivre. Bien évidemment nous faisons la pancarte à Bas en Basset avec Gabin que je remporte haut la main (hein Gabin!!). En fait Gabin s’est trompé de direction et donc j’ai pu passer tranquillement l’entrée de la ville en tête. Nous faisons une petite pause. Le rythme est un peu élevé pour notre Dag qui n’a pas l’habitude de rouler sur la route.
Direction St Pal en Chalencon

Et sur le plateau nouvelle surprise, la belle Eliette nous attend sur un parking. Et je profite de ce texte pour m’excuser platement devant Eliette car je n’ai pas pris le temps de m’arrêter. Je suis un goujat. Mille excuses ma belle. Je m’en veux.
Nous reprenons la route et Dago Carole et Farida nous quittent et rejoignent leurs foyers respectifs.
Nous passons pas loin d’Usson en Forez où se repose notre soldat du feu, Tony qui n’a pas pu se joindre à nous, pris sur les incendies du sud de la France. Que nos Sapeurs Pompiers soient remercier ici, pour leur engagement pour la nation.
Arrivés à St Pal en Chalencon la douce Mathilde nous quitte à son tour et nous reprenons notre route après que Nico ait réparé sa roue crevée.
Nous décidons d’avancer et de déjeuner à la Chaise Dieu.





Et là, quel comité d’accueil: Charlélie Violaine Celine et Fred sont venus nous encourager. Quel plaisir de les voir et de partager une bonne binouze et un bon repas avec eux sous un soleil de plomb

Juste avant cette pause, nous étions passer au bord du petit lac où des passionnés de la deudeuche s’étaient posés pour une pause fraicheur.
Après le repas il est temps de repartir direction notre lieu de couchage. Avec regrets nous quittons Charlélie et sa famille. A peine nous sommes nous remis en selle que le téléphone sonne. C’est ma filleule adorée qui est à l’entrée de la Chaise dieu, venue faire un bout de chemin avec nous, mais en moto.

Nous faisons quelques kilomlètres en sa compagnie avant qu’elle ne nous quitte non sans que notre Jyjy n’ait fait quelques facéties sur sa moto, comme à son plus jeune âge.

Direction Auzon puis la vallée de 13 km vent de face qui nous mènera jusqu’à notre lieu de villégiature. J’en ai plein les pattes. Il faut dire que cette première étape a été rondement menée à plus de 26km/h de moyenne et ce malgré un vent majoritairement de face et un bon dénivelé.
A l’arrivée à l’auberge de la vallée à Blesles où l’aubergiste, une jeune néerlandaise nous accueille gracieusement, une nouvelle surprise nous attend: Dominique et sa douce Mariange nous attendent.
Nous montons dans nos chambres respectives, où je déclare à ma petite femme que le lendemain ça va être compliqué, car même si l’étape est moins longue, il y a 1000m de dénivelés supplémentaires.
Une fois douchée, la fine équipe se retrouve autour d’un bon apéro concocté par Dom et Mariange.


Le lendemain après une bonne nuit de sommeil réparatrice je me lève plutôt bien reposé.
Un petit-déjeuner incroyable va nous être alors servi par notre hôtesse. Au menu: Thé et/ou café, viennoiseries, pain, beurre, confiture, charcuterie, fromage, fruit, fromage blanc.
Non vraiment l’auberge « le rêve de la vallée » est une adresse à découvrir et incontournable à Blesles.
Mais il est temps de repartir pour la deuxième étape qui nous mènera à St haon: une étape de 132km et 2369m de dénivelés. C’est simple il n’y aura pas un moment de plat: les côtes de 5-6km avec un fort dénivelés vont s’enchainer avec les descentes du même acabit. Une super étape à travers la haute Loire profonde avec ses gorges et ses plateaux.




Passage incontournable à La Voulte Chilhac où Sylvie et Marc nous ont rejoint.
Après la pause déjeuner pris dans un joli coin de verdure, nous repartons et c’est dur, mais petit à petit les sensations vont revenir au bon moment et heureusement, car au détour d’un virage, dans un petit village, l’itinéraire nous fait tourner à droite et une belle surprise nous attend: une côte de 2900m avec 300m de dénivelé et un goudron qui ne rend rien, avec en surplus des gravillons. Nous entamons ce calvaire et la route petit à petit se cabre pour atteindre les 24% avant de revenir à 14% pour les 500 derniers mètres. Ah ça pique! A 200m du sommet je vois mon Nico redescendre chercher Pierrot: quel courage ils ont tous les deux.
Anaïs et Jean Yves ne sont pas et ne seront jamais très loin durant cette étape. Parfois ils seront même devant.
Le reste de l’étape sera toujours un enchainement de cotes et descentes. Mais que la Haute Loire est belle!
Finalement nous arriverons à destination sous la pluie.
Nous sommes accueillis à l’auberge de la vallée à St Haon. Une auberge où de nombreux cyclistes viennent faire une pause tout au long de l’année. A tel point que l’ancien propriétaire à donner à ses chambres le nom d’ancien coureur. Pierrot hérite de la chambre Bernard Hinault, Jean Yves et Barbara de la chambre Poulidor, Nico et Anaïs de la chambre Anquetil, quand à ma chérie et moi nous dormirons dans la chambre d’Agostino (clin d’oeil à mon Francky)

Après une bonne douche, un apéro au soleil et un repas copieux, chacun regagne sa chambre pour le repos du guerrier mérité.
Nous sommes un peu à l’étroit dans nos chambres et lits. Malgré tout j’arrive à trouver rapidement le sommeil et dors d’un sommeil de l’enclume.
Je me lève sans trop de courbatures, prêt à en découdre avec la dernière étape qui sera à coup sur la plus belle.
Avant tout nous prenons notre petit déjeuner et quittons St Haon. Le début est une légère côte, et rapidement nous montons sur les plateaux altiligériens.
Et là quelle émotion. Les paysages me rappellent mon Sancy et par autres endroits mes Combrailles. Je pense alors à mes grands parents maternels et à mes grands parents paternel. A ce grand père qui dès le plus jeune âge m’a fait découvrir le vélo. Ce grand père qui me grondait car je freinais dans les descentes, qui à chaque fois qu’il y a un orage me fait penser à lui, suite à un orage que nous avions pris, tiens: un 14 juillet. Et quel jour sommes nous? le 14 juillet; la boucle semble être bouclée.

Petit passage à Issarles où nos accompagnatrices font une pause.


Nous fréquentons ces belles routes auvergnates, terres de culture et de contes et légendes.
Nous passons aux Estables avant d’entamer la montée du Mont Mezenc. Ce n’est que du bonheur. Les paysages s’enchainent toujours aussi beaux et majestueux.
Arrivés en haut Jyjy me dit punaise la dernière descente tapait fort, j’ai horreur de ça. A peine a-t-il dit cela que nous entamons la descente du point culminant de la Haute Loire. Et cette descente tape encore plus alors nous redoublons de prudence.
Petite pause pour remplir nos bidons et téléphoner à mes parents qui doivent nous rejoindre pour que nous fêtions ensemble mon anniversaire. Et oui il a fallu que j’embête ma maman même le 14 juillet. Que de feux d’artifices ont été tirés à l’occasion de mon anniversaire. Mon papa ne pouvait que faire un révolutionnaire.

Nous les rejoignons à Fay sur Lignon avant de passer dans le village des justes parmi les justes: Le Chambon sur Lignon.
La pause déjeuner a lieu à Tence

Nous partageons une petite coupe de champomy avec un petit boudoir, cadeau de mes parents et nous revoilà à nouveau sur les routes chevauchant nos machines vélocypédiques.
Passage au pays du célèbre cuisinier Marcon: St Bonnet le Froid, puis Pont Salomon où nos routes se séparent avec celle de mes parents.
Riotord et dernière bosse qui nous mènera jusqu’à St Ferréol d’Auroure et la descente vers Firminy et Fraisses pour un retour à la case départ où nous attendent tous ces amis qui nous sont chers. Quelle émotion de revoir mon vieux barbu et sa belle italienne, mais également Sylvie et Chrystelle et Pascale


Voila clap de fin pour ce défi 2025.
Un défi enclin d’émotion de bonheur et d’amitié partagé avec mes compagnons d’infortunes, qui sont plus que des compagnons aujourd’hui.

Merci à ma petite Anaïs que nous avons essayé d’ encadrer au maximum mais qui finalement se débrouille très bien toute seule.
Merci à mon Pierrot, mon tracteur, infatigable qui ne cesse d’avancer et avec qui nous avons plus que rigoler.
Merci à mon Nico: ma machine mon tas de muscles incroyable cycliste
Merci à mon ami, mon confident, sans qui ma vie ne serait pas ce qu’elle est: Mon Jyjy

Enfin merci à nos belles intendantes: la belle hispanique: Barbara et ma douce et tendre Chala.

Et tout ça pour faire parler de cette belle association: Les yeux du coeur.

L’amitié n’a pas de prix. Elle apporte la joie et nous pousse à déplacer des montagnes pour faire de chaque étape de la vie une belle réussite.
A bientôt pour de nouvelles aventures.