Periple 2025: le tour de la Haute Loire: une amitié sans faille

C’est sous le signe de l’amitié que s’est déroulée cette deuxième partie de notre périple 2025. Pour rappel la première partie avait lieu les 14-15 et 16 juin sur les routes de notre beau département de la Loire au plus prés de ses frontières.
Samedi 12 juillet 8h14 pétante, nous enfourchons nos bicyclettes pour la première étape de ce tour de la Haute Loire. Au menu 138km, qui se transformeront en 140 et 2060m de dénivelés positifs. Et quand je vous dis que ce défi se déroulera sous le signe de l’amitié ça commence bien avec la venue de Mathilde, Gabin et mon poto de longue date, mon Dag avec qui nous avons écumé les chemins d’Ardèche et de Navarre. Quelle surprise de le voir sur un vélo de route (que je connais bien) pour venir faire un bout de route avec nous. Comme à son habitude il est accompagné (excuse moi ma Flo) de deux belles filles: Farida et une autre amie de longue date: Carole Souchon.

Nous prenons la direction d’Aurec et rapidement la route s’élève.
Nous sommes en présence de jeunes fougueux: Gabin, Nicolas et je me prends au jeu de les suivre. Bien évidemment nous faisons la pancarte à Bas en Basset avec Gabin que je remporte haut la main (hein Gabin!!). En fait Gabin s’est trompé de direction et donc j’ai pu passer tranquillement l’entrée de la ville en tête. Nous faisons une petite pause. Le rythme est un peu élevé pour notre Dag qui n’a pas l’habitude de rouler sur la route.
Direction St Pal en Chalencon

Et sur le plateau nouvelle surprise, la belle Eliette nous attend sur un parking. Et je profite de ce texte pour m’excuser platement devant Eliette car je n’ai pas pris le temps de m’arrêter. Je suis un goujat. Mille excuses ma belle. Je m’en veux.

Nous reprenons la route et Dago Carole et Farida nous quittent et rejoignent leurs foyers respectifs.
Nous passons pas loin d’Usson en Forez où se repose notre soldat du feu, Tony qui n’a pas pu se joindre à nous, pris sur les incendies du sud de la France. Que nos Sapeurs Pompiers soient remercier ici, pour leur engagement pour la nation.

Arrivés à St Pal en Chalencon la douce Mathilde nous quitte à son tour et nous reprenons notre route après que Nico ait réparé sa roue crevée.

Nous décidons d’avancer et de déjeuner à la Chaise Dieu.

Et là, quel comité d’accueil: Charlélie Violaine Celine et Fred sont venus nous encourager. Quel plaisir de les voir et de partager une bonne binouze et un bon repas avec eux sous un soleil de plomb

Juste avant cette pause, nous étions passer au bord du petit lac où des passionnés de la deudeuche s’étaient posés pour une pause fraicheur.

Après le repas il est temps de repartir direction notre lieu de couchage. Avec regrets nous quittons Charlélie et sa famille. A peine nous sommes nous remis en selle que le téléphone sonne. C’est ma filleule adorée qui est à l’entrée de la Chaise dieu, venue faire un bout de chemin avec nous, mais en moto.

Nous faisons quelques kilomlètres en sa compagnie avant qu’elle ne nous quitte non sans que notre Jyjy n’ait fait quelques facéties sur sa moto, comme à son plus jeune âge.

Direction Auzon puis la vallée de 13 km vent de face qui nous mènera jusqu’à notre lieu de villégiature. J’en ai plein les pattes. Il faut dire que cette première étape a été rondement menée à plus de 26km/h de moyenne et ce malgré un vent majoritairement de face et un bon dénivelé.
A l’arrivée à l’auberge de la vallée à Blesles où l’aubergiste, une jeune néerlandaise nous accueille gracieusement, une nouvelle surprise nous attend: Dominique et sa douce Mariange nous attendent.
Nous montons dans nos chambres respectives, où je déclare à ma petite femme que le lendemain ça va être compliqué, car même si l’étape est moins longue, il y a 1000m de dénivelés supplémentaires.
Une fois douchée, la fine équipe se retrouve autour d’un bon apéro concocté par Dom et Mariange.

Le lendemain après une bonne nuit de sommeil réparatrice je me lève plutôt bien reposé.
Un petit-déjeuner incroyable va nous être alors servi par notre hôtesse. Au menu: Thé et/ou café, viennoiseries, pain, beurre, confiture, charcuterie, fromage, fruit, fromage blanc.
Non vraiment l’auberge « le rêve de la vallée » est une adresse à découvrir et incontournable à Blesles.

Mais il est temps de repartir pour la deuxième étape qui nous mènera à St haon: une étape de 132km et 2369m de dénivelés. C’est simple il n’y aura pas un moment de plat: les côtes de 5-6km avec un fort dénivelés vont s’enchainer avec les descentes du même acabit. Une super étape à travers la haute Loire profonde avec ses gorges et ses plateaux.

Passage incontournable à La Voulte Chilhac où Sylvie et Marc nous ont rejoint.
Après la pause déjeuner pris dans un joli coin de verdure, nous repartons et c’est dur, mais petit à petit les sensations vont revenir au bon moment et heureusement, car au détour d’un virage, dans un petit village, l’itinéraire nous fait tourner à droite et une belle surprise nous attend: une côte de 2900m avec 300m de dénivelé et un goudron qui ne rend rien, avec en surplus des gravillons. Nous entamons ce calvaire et la route petit à petit se cabre pour atteindre les 24% avant de revenir à 14% pour les 500 derniers mètres. Ah ça pique! A 200m du sommet je vois mon Nico redescendre chercher Pierrot: quel courage ils ont tous les deux.
Anaïs et Jean Yves ne sont pas et ne seront jamais très loin durant cette étape. Parfois ils seront même devant.
Le reste de l’étape sera toujours un enchainement de cotes et descentes. Mais que la Haute Loire est belle!
Finalement nous arriverons à destination sous la pluie.
Nous sommes accueillis à l’auberge de la vallée à St Haon. Une auberge où de nombreux cyclistes viennent faire une pause tout au long de l’année. A tel point que l’ancien propriétaire à donner à ses chambres le nom d’ancien coureur. Pierrot hérite de la chambre Bernard Hinault, Jean Yves et Barbara de la chambre Poulidor, Nico et Anaïs de la chambre Anquetil, quand à ma chérie et moi nous dormirons dans la chambre d’Agostino (clin d’oeil à mon Francky)

Après une bonne douche, un apéro au soleil et un repas copieux, chacun regagne sa chambre pour le repos du guerrier mérité.
Nous sommes un peu à l’étroit dans nos chambres et lits. Malgré tout j’arrive à trouver rapidement le sommeil et dors d’un sommeil de l’enclume.
Je me lève sans trop de courbatures, prêt à en découdre avec la dernière étape qui sera à coup sur la plus belle.
Avant tout nous prenons notre petit déjeuner et quittons St Haon. Le début est une légère côte, et rapidement nous montons sur les plateaux altiligériens.
Et là quelle émotion. Les paysages me rappellent mon Sancy et par autres endroits mes Combrailles. Je pense alors à mes grands parents maternels et à mes grands parents paternel. A ce grand père qui dès le plus jeune âge m’a fait découvrir le vélo. Ce grand père qui me grondait car je freinais dans les descentes, qui à chaque fois qu’il y a un orage me fait penser à lui, suite à un orage que nous avions pris, tiens: un 14 juillet. Et quel jour sommes nous? le 14 juillet; la boucle semble être bouclée.

Petit passage à Issarles où nos accompagnatrices font une pause.

Nous fréquentons ces belles routes auvergnates, terres de culture et de contes et légendes.
Nous passons aux Estables avant d’entamer la montée du Mont Mezenc. Ce n’est que du bonheur. Les paysages s’enchainent toujours aussi beaux et majestueux.
Arrivés en haut Jyjy me dit punaise la dernière descente tapait fort, j’ai horreur de ça. A peine a-t-il dit cela que nous entamons la descente du point culminant de la Haute Loire. Et cette descente tape encore plus alors nous redoublons de prudence.
Petite pause pour remplir nos bidons et téléphoner à mes parents qui doivent nous rejoindre pour que nous fêtions ensemble mon anniversaire. Et oui il a fallu que j’embête ma maman même le 14 juillet. Que de feux d’artifices ont été tirés à l’occasion de mon anniversaire. Mon papa ne pouvait que faire un révolutionnaire.

Nous les rejoignons à Fay sur Lignon avant de passer dans le village des justes parmi les justes: Le Chambon sur Lignon.
La pause déjeuner a lieu à Tence


Nous partageons une petite coupe de champomy avec un petit boudoir, cadeau de mes parents et nous revoilà à nouveau sur les routes chevauchant nos machines vélocypédiques.
Passage au pays du célèbre cuisinier Marcon: St Bonnet le Froid, puis Pont Salomon où nos routes se séparent avec celle de mes parents.
Riotord et dernière bosse qui nous mènera jusqu’à St Ferréol d’Auroure et la descente vers Firminy et Fraisses pour un retour à la case départ où nous attendent tous ces amis qui nous sont chers. Quelle émotion de revoir mon vieux barbu et sa belle italienne, mais également Sylvie et Chrystelle et Pascale

Voila clap de fin pour ce défi 2025.
Un défi enclin d’émotion de bonheur et d’amitié partagé avec mes compagnons d’infortunes, qui sont plus que des compagnons aujourd’hui.

Merci à ma petite Anaïs que nous avons essayé d’ encadrer au maximum mais qui finalement se débrouille très bien toute seule.
Merci à mon Pierrot, mon tracteur, infatigable qui ne cesse d’avancer et avec qui nous avons plus que rigoler.
Merci à mon Nico: ma machine mon tas de muscles incroyable cycliste
Merci à mon ami, mon confident, sans qui ma vie ne serait pas ce qu’elle est: Mon Jyjy

Enfin merci à nos belles intendantes: la belle hispanique: Barbara et ma douce et tendre Chala.

Et tout ça pour faire parler de cette belle association: Les yeux du coeur.

L’amitié n’a pas de prix. Elle apporte la joie et nous pousse à déplacer des montagnes pour faire de chaque étape de la vie une belle réussite.
A bientôt pour de nouvelles aventures.

Défi 2025: La date approche

Défi 2025 : joindre l’utile à l’agréable : ça approche

La deuxième étape de notre défi approche. Il se déroulera du samedi 12 juillet au lundi 14 juillet avec le tour de la Haute Loire à vélo en trois étapes de 150km.

Lorsque nous créons un défi nous ne savons jamais à qui bénéficiera la cagnotte.
Parce que, pour les personnes porteuses de handicap tout est plus compliqué, nous avons, cette année, cherché une action qui pourrait bénéficier au plus grand nombre.
Lors d’une énième visite au CHU, pour essayer de comprendre d’où pouvaient venir les colères et les cris de notre pépette, pour éliminer la piste de la douleur, ou mettre en place des soins palliatifs si douleurs il y avait (endométriose oblige, cécité oblige, autisme oblige), nous avons rencontré l’équipe du service handiconsult. C’est un service chargé de regrouper un maximum de spécialités lorsqu’une personne handicapée est hospitalisée et subit une anesthésie dans le but de faire un maximum d’examen. Car il faut bien vous le dire poser un diagnostic chez une personne autiste ou autre est souvent bien compliqué et nécessite une anesthésie générale.

Lors de cette visite nous avons discuté avec l’équipe qui nous disait manquer cruellement de moyens : brancard, et une lève malade ce qui est la moindre des choses pour soulager le personnel soignant, mais surtout faciliter la préhension de la personne afin d’éviter de lui faire mal.
Cette année les dons récoltés serviront donc à l’achat d’un lève-malade pour le service Handi-consult du CHU de St Etienne d’une valeur de 4000€
Il n’y a aucune obligation, sauf si ce n’est de faire voyager ce message au plus grand nombre, afin de faire parler encore et encore des difficultés rencontrées par les aidants des personnes autistes.
Les liens et le QR code de la cagnotte ci-dessous

Assemblée des Yeux du coeur 2025

St Romain le Puy le 03 juillet 2025 19h Salle François Moritel du club de l’amitié

C’est sous une chaleur pesante que jeudi 3 juillet l’assemblée générale des yeux du coeur s’est tenue.
Pour l’ouverture de la séance, je remerciais les quelques 50 amis adhérents venus assister aux bilans de l’année de notre association.
Après avoir remercié les près de 200 bénévoles qui nous accompagnent tout au long de l’année, j’enchainais sur les remerciements de nos sponsors, dont le Conseil Départemental, la région Rhône Alpes, et bien évidement la Municipalité de St Romain le Puy représentée par Véronique Genevrier. Je remerciais également les sponsors privés: Verallia, L’association des commerçants et bien d’autres.

Je ne manquais pas de remercier les associations de cette belle ville mais également les st romanais et st romanaises.
Enfin pour conclure mon discours d’ouverture j’excusais les élus qui, pris par leurs obligations n’ont pas pu venir: Sylvie Bonnet, Dino Ciniéri, Sylvie Genebrier et Jean-Yves Bonnefoy.

La place était alors au bilan de l’année:
La première activité de 2024 de l’association était: les 24 heures de Roche La Molière: une victoire collective pour la team jean jean au profit des yeux du coeur.
Puis dans l’ordre:
En Juillet 2024: Defi les cinglés du grand Colombier: l’objectif gravir le Grand Colombier par ses 4 faces dans la même journée à vélo.


Ce défi nous a permis de faire une levée de fonds et de reverser la somme de 1700€ à l’association Générositrail qui emmène sur les chemins, Baptiste polyhandicapé sur joelette.

En aout: Océane Les yeux du coeur au sommet de l’Europe:

Rendez-vous était donné très tôt devant le Zenith: Mehdi, les deux Nico, Stef, Tony et moi partons pour près de 270km à vélo jusqu’à Bionassay près de St Gervais au Mont Blanc, lieu de départ de l’ascension du célèbre toit de l’Europe.
Puis j’ai laissé mes accompagnateurs monter la banderole des Yeux du Coeur au sommet du Mont Blanc

3 novembre 2024: vente de crêpes à Firminy:

10 novembre; Marche du chocolat à St Romain le Puy : 2000 marcheurs de nombreux satisfaits et des déçus: un gros merci à la boulangerie du Pic pour les chocolats.

Ecole de St Romain le Puy: Une course solidaire au profit des yeux du coeur

St Hilaire Cusson La Valmite et marathon des sables: Evasion sportive

Corrida du pic 2025 : Une édition de tous les records

1250 coureurs, 750 repas, 450 marcheurs

Au bilan de cette année, chargée très chargée un beau résultat positif qui nous a permis de reverser de belles sommes:

500€ à l’association des paralysés de France

1500€ à la Maison d’Aix et Forez représentée par le Directeur du château d’Aix M. Mahdadi.

1000€ à l’EPAHD l’étoile du soir de St Jean Soleymieux pour financer une nouvelle année d’activités pour les résidents de cette maison de retraite.

4000€ pour l’achat d’un lève malade pour le service handiconsult du CHU nord de St Etienne.

Enfin un don de 6000€ a été fait à l’association Charlélie aime la vie.

Nous avons fini la soirée par le verre de l’amitié;

Pour conclure, nous vivons des moments difficiles avec nos enfants différents. Charlélie a vu sa vie brisée par un accident; Petit à petit il s’est reconstruit ainsi que sa famille, mais cela reste compliqué et fragile.
Nous avons une enfant différente, compliquée à gérer sans aucune autonomie. Une enfant qui fait que les nuits sont souvent courtes. Personne ne peut comprendre ce que nous vivons.
Et pourtant nous trouvons la force de nous battre pour trouver des solutions non seulement pour elle et pour ses petits copains.
Alors oui j’entends la rumeur, non je ne suis pas sourd, oui j’entends la critique et les doutes. Mais mes amis, n’oubliez pas que la rumeur fait dire qu’un muet dit à un sourd qu’un aveugle les épie. A bon entendeur.

Les yeux du coeur à la soirée de rsultats du collectif du coeur

Le 25 juin 2025, Michaël Fleur Président du collectif du coeur 42 nous a invité à la soirée de rendu de résultats de son association.
l’année passée nous avions été sélectionnés, avec 4 autres associations pour bénéficier d’un soutien financier de leur part suite aux manifestations qu’ils organisent tout au long de l’année.

Parmi celle-ci, il y a l’incontournable journée du coeur. Elle a eu lieu cette année le 21 juin 2025. Il s’agit d’un immense parc de jeux à Méons à St Etienne, avec en toile de fond un tournoi de foot, auquel a participer une équipe des yeux du coeur composée essentiellement de nos neveux et de leur copains. Un grans merci à vous tous. A noter que l’équipe finie 3eme

Mais retour à nos moutons. Lors de la soirée Michaël nous a invité à présenter l’association et à expliquer l’utilisation des fonds. Une bonne occasion pour rappeler, les difficultés que nous rencontrons, nous parents d’enfants autistes à trouver des places d’accueil, faisant peser sur nos vies une perpétuelle angoisse quant à la prise en charge de notre belle Océane quand nous ne serons plus là. En plus de la gestion quotidienne du handicap qui n’est pas simple… Nous sommes toujours 200 familles ligériennes à attendre en vain la création de places d’accueil dans le secteur adulte.
Nous avons pu expliquer que les fonds avaient été utilisés pour l’achat de deux joelettes pour emmener Océane et d’autres personnes porteuses de handicap sur les routes ou chemins à l’occasion de course

Un autre achat que nous allons faire et dont j’ai omis de parler, c’est l’achat d’un lève malade pour le service handiconsult du Chu nord de St Etienne

Au final nous avons passé une bien belle soirée avec la rencontre de personnes merveilleuses.
Un gros merci au Collectif du coeur 42 et à son Président Michael Fleur

21 juin 2025 La Corrida appelouse: deux equipages des yeux du coeur.

Deux équipages pour emmener Océane et Lucien en joelette

C’est sous un soleil de plomb et une chaleur accablante, que nous avons parcouru les 6 km de la corrida appelouse, ce samedi 6 juin. Une organisation réglée comme du papier à musique, menée de mains d’orfèvre par notre ami David Soulier et toute son équipe.
15heures le départ est donné. Nous partons prudemment avec les joelettes, Océane bien installée dans son fauteuil de compétition. A nos cotés nous voyons l’équipage de l’autre joelette des yeux du coeur qui emmène Lucien. Chrystelle, Olivier et Emerick partent encore plus prudemment. Ils accompagneront Lucien.

Rapidement avec Jyjy nous commençons à hausser le rytlhme à travers la ville de Firminy. Après un passage par le complexe Le Corbusier: maison de la culture, stade d’athlétisme, église. Nous redescendons sur le parc et repassons sur la ligne de départ pour entamer le second tour.

Nous accélérons encore. Océane n’a pas trop le gout de chanter sous cette chaleur.
Heureusement sur le parcours l’organisateur a mis des rampes d’aspersion nous permettant de nous rafraichir.
Le deuxième se fait plus rapidement que le premier et nous rejoignons l’arrivée en 33minutes juste derrière première joelette

L’équipage de Lucien mené par la famille Teyssier suivra à quelques encablures

Un gros merci à toute l’équipe de la corrida appelouse qui oeuvre toute l’année pour la réussite de cet événement.

Pour conclure un gros merci à David qui permet à des associations d’être dans la lumière, et cette année c’est celle de Maxence vole papillon d’amour qui a été mise en lumière.

A l’année prochaine la corrida appelouse

Defi 2025 : joindre l’utile à l’agréable : Le tour de La Loire.

Samedi 14 juin 2025, 5h le réveil sonne.
Après une courte nuit de sommeil, suite à notre participation à la course la Stéphanoise pour emmener Océane sur sa belle joelette, accompagnés par Chrystelle, Virginie, Emerick et Olivier, avec comme supportrices Chala et Sylvie, nous tombons des plumes ma chérie et moi.
Nos garçons et notre pépette dorment encore du sommeil de l’enclume. Nous nous préparons en silence pour ne réveiller personne et quittons la maison sans oublier de leur déposer un bisou sur le front. Pendant trois jours nos deux garçons auront la charge de s’occuper de leur sœur, épauler par mamie et papi. Un grand merci à eux

Après avoir chargé notre nécessaire pour ce tour de la Loire dans la voiture, nous voilà partis pour Fraisses, en passant par Chambles et le Pont du Pertuiset. Le jour est bien levé. Nous arrivons chez Jean-Yves et Barbara où nous attendent également Pierrot et Anaïs. Après un petit café et la voiture suiveuse chargée, nous enfourchons nos bécanes et nous voila partis pour cette belle aventure : le tour de la Loire au plus près des limites.

Direction donc Le pont du Pertuiset et la montée de St Maurice en Gourgois. Une belle entrée en matière. Nous partons prudemment et au détour d’un virage, notre assistance, les belles Chala et Barbara sont déjà là à nous photographier.


Arrivés sur le plateau, nous voyons venir à notre rencontre les fidèles des fidèles à notre association, la grande silhouette de Stef Juban, pièce angulaire de l’organisation de la Corrida du pic de St Romain le Puy, et Gaël Favier grand artisan des événements sportifs à st Hilaire Cusson la Valmitte, dont un fabuleux trail.

Nous cheminons sur le beau plateau à une altitude qui varie entre 800 et 1200m, et qui sera celle de cette première étape quasiment tout le temps. Nous traversons, les villages les uns après les autres jusqu’à arriver à Usson en Forez. Il fait beau, la température est clémente.
A la sortie du village, le téléphone sonne. C’est notre ami Tony Daurelle, organisateur de l’Icio trail :

« Salut Stef, vous êtes où ?
– A la sortie du village direction Estivareille.
– J’arrive vous passez par où ?
– On va prendre la route de La Chaulme
– Ok »

Au croisement Tony nous rattrape. Nous échangeons quelques mots et reprenons notre périple.
Le paysage est magnifique, sur des routes que je connais par coeur. Nous rencontrons peu ou pas de circulation. Bref passage au col des Limites puis de la croix de l’homme mort où Stef nous abandonne. A bientôt Stef nous aurons d’autres aventures à mener ensemble. Nous redescendons alors sur Montbrison, et arrivés à Verrière prenons la route de Lérigneux, Roche en Forez, où à son tour Gaël nous abandonne. Merci Gaël pour ce bout de chemin fait avec nous. Tu m’as impressionné à tordre les pédales comme tu le fais en emmenant des braquets que peu n’emmènent.

Nous voila à nouveau réunis les quatre mousquetaires, Athos (alias Pierrot) Aramis (alias Jean-Yves) Portos (alias Stéphane) et Dartagnan (alias Anaïs). Passage à Courreau et descente sur le Pont de la pierre, lieu de fabrication de la célèbre fourme de Montbrison, avant de remonter sur Sauvain, un très joli village à visiter.

Nous prenons la direction de Chalmazel et ses pistes de ski, où les habitants de la Loire et de Navarre viennent skier l’hiver et se rafraichir l’été.

C’est ici que nous ferons notre pause méridienne. Mais avant celle-ci, énigme de la technologie alors que nous avons la même trace informatique, le gps de Pierrot le fait tourner à droite alors que nous sommes devant et qu’il faut aller tout droit. Branlebas de combat, coup de téléphone :
« Pierrot, il faut faire demi-tour tu t’es trompé. »
Je fais demi-tour pour aller le chercher, tandis que Jean-Yves et Anaïs continuent.
Finalement tout rentre dans l’ordre et nous pouvons manger sereinement avec Nicolas Magnin et son ami Jerôme Padel venus, eux aussi nous accompagner un moment.

Nous reprenons notre tour, passons devant le beau château de Chalmazel et entamons l’ascension du col de la Loge, un col long mais pas très pentu. Rapidement Nico montre des signes de fatigue. Il faut dire qu’il a passé une bonne partie de la nuit à servir des repas dans le beau restaurant familial roannais : « Demain charrette » qu’il faut absolument découvrir et où nous serons reçus au soir de la première étape : une cuisine de tradition.
Mon Nico il faut que tu penses un peu à toi et te reposer.

Au passage au col de la Loge nos deux accompagnateurs repartent vers le domicile et nous continuons notre chemin.

La descente sur Noirétable se fait à vive allure. Nous retrouvons alors Thierry, le papa d’Anaïs qui va nous accompagner jusqu’à Ambierle, faisant au passage une étape de 150km. Nous arrivons vite à Chabreloche où le gps nous fait prendre une petite route à droite. Et là quelle surprise. La route se cabre 8-9-10-12 et même 19% dans le village d’Arconsat. Ah ça pique les jambes !!

Nous sortons du village et la pente devient moins sévère mais ne descend rarement en dessous de 6% sur les 6km du col de Charme, où il commence à faire très chaud et où le goudron fond.

Nos petites femmes nous attendent en haut. En cours de montée Jean-Yves nous dira avoir été obligé de s’arrêter, pris par un coup de chaud pour plonger dans un ruisseau, où il avait pieds, afin de se rafraichir.

Après ravitaillement, nous repartons direction la Loge des gardes, lieu de passage du dernier Paris-Nice. Un joli col boisé, pas facile mais agréable et régulier. Au sommet, papa et maman sont venus nous attendre.

Nous prenons une photo, où papa ne manque de faire quelques facéties en grimpant, à 85ans, sur une barrière. Cette âme d’enfant qui le suit depuis toujours le maintient en forme. Reste comme tu es mon papa, tu as toujours été et sera toujours un modèle de bon vivant. Et maman toujours aux aguets à le materner et le protéger. Reste comme tu es également ma maman, mon encyclopédie, ma personne dévouée, toujours prête à aider et à donner des conseils avisés.

IL ne reste plus qu’à terminer cette belle balade dans le Livradois forez guidés par Thierry et Anaïs de retour sur leurs terres.

Nous arrivons à Ambierle et sommes accueillis dans l’auberge du village : l’auberge Lancelot.
L’hôtesse et l’hôte sont géniaux et super sympa, les chambres super bien aménagées, et le petit déjeuner incroyablement bon. A coup sûr nous y retournerons.

C’en est fini de cette belle première journée.

Le lendemain matin nous nous levons sous un ciel bien bas et gris. Il a fait orage et plu dans la nuit. Les températures ont bien baissé et il fait frisquet.

Nous enfourchons notre petite reine et partons, direction l’extrême nord du Département. Le vent souffle assez fort et nous l’avons dans le nez au départ. C’est l’architecture de nord Loire qui marquera nos esprits et qui est tout à fait différente de celle que nous connaissons dans le sud. Une architecture inspirée de celle que nous trouvons dans le bourbonnais, terre d’origine de mes grands-parents maternels. Nous y trouvons de grandes bâtisses avec d’immenses toits hauts, quelques fois agrémentés de tuiles de couleurs. Parfois nous apercevons des maisons à colombages comme le clocher d’une église d’un village que nous traversons.

Après une heure de tour de manivelles, l’orage gronde et éclate. Pendant une heure de temps nous allons prendre quelques litres d’eau sur le coin du museau jusqu’à ce que nous arrivions à Charlieu où nous attendent nos petites femmes et le beau Ghaïs où il a aménagé avec sa belle Sarah et leur petite fille.
Mon Ghaïs, il faut que je te dise, c’est toujours un super moment quand je te vois, et à chaque fois c’est une belle partie de rigolade. J’aimerais tellement que vous puissiez à nouveau nous accompagner, sur ces défis avec ton papa, pour qui j’ai une immense amitié.

Nous laissons partir l’averse et repartons de plus belle, avec le vent favorable.
Les kilomètres s’enchainent sur un rythme soutenu et arrivons du côté de Lay. Au stop nous laissons passer un couple et leur demandons, avec Jyjy où se trouve la fabrique de chips. La dame se prend au jeu et nous répond au prochain carrefour, tout droit dans le champ de patate. Une discussion insolite s’engage. La dame nous demande d’où l’on vient et le Monsieur lui répond :

« Regarde la couleur de son maillot et de son vélo : vert. A ton avis d’où viennent-ils ? »

Nous remontons alors le passé et échangeons nos différentes expériences vécues dans le Chaudron. Nous parlons bien évidemment des verts de 76 avant de reprendre la route.
De loin nous entendons la dame nous dire toujours sur le ton de l’humour :

« Vous ne voulez pas un paquet de chips ? »

Nous lui faisons un signe de la main, comme un aurevoir.

Après un kilomètre nous arrivons sur la nationale 7 peu fréquentée en ce dimanche, mais un petit peu quand même.
Quelle purge cette grande route large que nous allons suivre pendant au moins 10 km et en montée.
Enfin nous arrivons au croisement de la route qui va nous mener jusqu’à Cour la ville. Nous attendons Pierrot qui est dans le dur. Il faut dire que depuis quelques semaines il pioche et n’a guère eu le temps de se reposer avec la préparation et l’intendance des repas du marathon de la bière, événement incontournable du printemps montbrisonnais. Il est cuit le bougre et nous dit qu’il va finir l’étape mais que le lendemain il ne repartira pas et rentrera directement, ce qui me peine un peu, pour lui d’abord car je sais qu’il aurait aimé aller jusqu’au bout, mais il faut être raisonnable et écouter son corps. Et pour nous car Pierrot est vraiment de bonne compagnie et un vrai bout en train.

Bref, après l’avoir réconforté, nous abordons la descente vers Cours la ville où nous attend une belle table dressée par nos belles accompagnatrices.

Repas pris nous repartons, et franchement je n’ai guère de souvenirs sur cet après-midi de deuxième journée. La vallée n’est pas très jolie et nous roulons d’un bon rythme nous laissant peu de temps d’admirer le paysage. Nous arrivons alors à Violay et passons au pied de la tour Matagrin, avant d’enchainer les montées et les descentes pour arriver à Panissière. Plus que quelques kilomètres, un passage par le joli village de Cottance et nous pénétrons dans Rozier en Donzy où nous sommes accueillis comme des princes à l’auberge des Pierres folles.
Là nous rejoignent Dominique, Mariange et Patrick. Je dois vous avouer que j’ai attendu ce moment toute la journée car je sais que ça allait être un diner d’une franche rigolades, ce qui l’a été.


Pendant le repas nous échangeons avec notre hôtesse qui est une ancienne éducatrice spécialisée. Elle nous partage son expérience auprès des personnes autistes.
Elle nous présente son fils porteur d’un handicap invisible. Un fils dont elle est fière, fin sommelier et grand connaisseur de bière, qui nous conseillera sur les bières à choisir pour l’apéritif. Notre hôtesse nous expliquera alors le fonctionnement de sa cave, et l’origine de tous ses produits : tous d’origine du terroir et essentiellement locaux.
Au menu nous sera servi une assiette périgourdine très copieuse, un filet de veau fondant dans la bouche servi avec une sauce blanche, un gratin dauphinois et une purée de navet d’une saveur incroyable, une faisselle qui me rappellera celle de mon enfance (avec du goût !!) et enfin un fraisier fait maison. Un vrai régal. Vraiment mes amis cette table vaut le détour. Nous sentons la passion dans ce repas.

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, la redécouverte des goûts et saveurs d’antan continuera avec le petit déjeuner : un pain croustillant, un beurre avec le goût d’autrefois, des confitures de fraises, de mirabelles faites maison et bien entendu la pate à tartiner fabriquée à Civens.

Vraiment un grand merci à nos hôtes. Mais il est temps d’enfourcher nos bicyclettes pour la dernière étape de notre périple ligérien, jalonnée, une nouvelle fois, de surprises. Après une dernière photo et un aurevoir à la propriétaire des lieux nous nous éloignons. Pierrot part de son côté et ça nous fait un grand vide. Rozier en Donzy n’est pas si loin, nous reviendrons. Avec Océane cette fois-ci.

Le départ est laborieux. Il nous faut remonter à Panissière. Mais comme me dit Jean-Yves,  nous revenons en terres connues, routes et contrées sur lesquelles nous avons l’habitude de cheminer à vélo.
Sur cette étape il n’y aura jamais de plat. Un enchainement de côtes et de descentes à travers les monts du lyonnais. Avec Jean-Yves nous avons décidé de rouler ensemble tout le long de cette longue étape, chose qui sera respectée à de rares exceptions faites. Nous passons dans des villages connus : Essertines en Donzy, St Martin Lestra, Virigneux, Maringes puis arrivons à Chazelles sur Lyon. Nous descendons alors direction du pont français puis passons au pays du saucisson Cochonou à St Symphorien sur Coize, avant d’entamer la remontée sur Marcenod où nous attend une surprise de taille, à savoir la présence de Dominique Garde et de Pascal Clouvel qui vont nous accompagner pendant 100km.


Les kilomètres et les villages vont alors s’enchainer à vitesse grand V sous les histoires de Pascal et Dominique. Un passage du côté de St Martin la Plaine et son célèbre zoo, avant de filer vers Saint Croix en Jarez et Pavezin où nous ferons la pause méridienne.


De retour sur nos  vélos nous entamons la descente vers Bourg Argental après être passé par Pélussin, ville qui héberge le célèbre club cycliste où est licencié Dominique, qui a sorti un bon nombre de cyclistes du peloton professionnels dans les année 80. Pélussin, terre de cyclistes mais également de pommes dont plusieurs hectares sont exploités par la famille Garde. Toujours avant d’arrivée à Bourg Argental, nous passons dans un autre village de fabrique de saucisson : Maclas terre des salaisons Justin Bridoux.
La côte de St Julien Molin molette est passée régulièrement et nous entamons alors l’ascension du tracol qui nous amènera à plus de 1000m d’altitude.
Arrivés à 1km de St Régis du coin, Dominique et Pascal nous quitte après la dernière photo et nous laissons nos petites femmes filer vers l’arrivée.

Le plateau de Malmont se fera avec le vent dans le nez où nous jetons nos dernières forces avant de plonger vers Firminy, où nous retrouvons la civilisation, la circulation et son flot incessant de voitures avec au volant quelques excités qui ne supportent pas les cyclistes même en file indienne.

Enfin nous sortons de ce bruit assourdissant de moteur thermique et cette odeur de gaz d’échappement pour arriver à Fraisses où un charmant comité nous attend, composé non seulement de nos petites femmes mais également D’Andréa et Marylou les filles de Barbara, Chrystelle, Sylvie, Janette, Séverine, Pascale et Pierrot, venu nous accueillir et féliciter.
Merci à tous, cela nous a touché et j’ai versé ma petite larme dans les bras de ma belle Chala.

Après l’apéro servi par Jean-Yves Barbara et le fameux saucisson de Pierrot dégusté, il est temps de rentrer à la maison retrouver nos garçons, mais pas notre petite Océane qui est au centre. Je suis un peu nostalgique. Elle va vraiment me manquer pendant une semaine

Quelle expérience et quel moment inoubliable j’aurai vécu sur ce tour de la Loire. A aucun moment je n’aurai cru faire du vélo avec Dominique Garde ou, Pascal Clouvel, quand plus petit je les regardais à la télé, lorsqu’ils participaient au tour de France ou aux championnats de France de 5000m.
Croyez moi, c’est vraiment un grand privilège de pouvoir partager ces moments avec tous ces champions nationaux et régionaux. Je les regarde avec admiration. Je les écoute parler pendant des kilomètres et des kilomètres, insatiables, de leur passion, de leur longue expérience et de leur brillante carrière, à livre ouvert. Tout au long de ce long périple il n’y a pas un endroit où Jean-Yves et Pierrot ne soient pas aller soit courir soit participer à une course de vélo. Il n’y a pas un endroit où ils n’aient pas une anecdote sur un fait de course à laquelle ils aient participer : ici une victoire, ici un abandon, ici le rappel d’un ancien grand nom du sport ligérien.
Et sur le sud du Département il n’y a pas une route que Dominique ne connaisse pas, tant il a cheminé sur ces belles routes départementales. Je suis admiratif de ça.

Vraiment les amis sur ce tour de la Loire j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Des souvenirs que je garderai à jamais dans ma petite tête. Moi qui ai toujours rêvé d’avoir le niveau sportif de toutes ces personnes qui m’ont accompagné sur ce tour de la Loire, à côté desquelles nous nous sentons tout petit tellement le palmarès et l’expérience est immense.

Une chose est sûre également c’est que notre petite Anaïs, qui nous a accompagné durant ce périple aura elle aussi, quand elle aura traversé toutes ces années et atteint notre âge, beaucoup de choses à raconter aux jeunes. Elle qui est en train de se construire un très beau palmarès.

24 heures de Roche la Molière: le team Jean Jean encore et toujours en soutien d »Océane et des yeux du coeur

Le samedi 07 juin et le dimanche 08 juin 2025, avaient lieu les traditionnelles 24 heures de Roche La Molière. L’occasion pour le team Jean Jean de faire briller ses couleurs et de rendre fier son coach: Jean Yves Serre.
L’occasion également de courir pour mettre en avant l’association Les yeux du coeur et son combat qui est, c’est bien de le rappeler, d’apporter de la lumière sur les personnes autistes, mais surtout d’alerter sur le manque de places d’accueil non seulement pour les enfants, les adolescents, mais surtout dans le secteur adultes pour les personnes touchées par ces troubles du spectre autistique. Comme si nos décideurs avaient oublié que ces personnes pouvaient vieillir.
Mettre en lumière également les différentes actions que notre association menées au fil du temps et qui jalonne l’année. Enfin montrer aux personnes qui nous suivent le devenir de l’argent que nous pouvons récolté. Et cette année, outre des dons que nous allons renouveler à une EPAHD pour financer une activité thé dansant au sein d’une structure accueillant des personnes âgées, outre le renouvellement d’un don au pôle « autisme de Montrond les Bains, outre le renouvellement d’un don à l’association Charlélie aime la vie, suite à la réussite de l’événement « La Corrida du Pic » de St Romain le Puy que nous organisons, outre le don que nous allons faire à Baptiste suite au périple du Grand Colombier de l’an dernier, outre tout cela, nous allons acheter un lève malade pour le service handiconsult du CHU de Saint Etienne.

Ce sont donc sept athlètes qui se sont motivés, entrainés pour participer et donner le meilleur d’eux-mêmes sur ces disciplines au combien éprouvantes que sont les 6 ou 12 heures de course à pied. L’objectif étant de durer et de parcourir le maximum de kilomètres.

Virginie, Janette et Olivier s’élançaient sur les 12 heures tandis que Chrystelle Sylvie, Aurélie, Séverine choisissaient les 6 heures.
De très belles performances et réussites sont venues couronnées cet engagement avec sur le 12 heures les podiums de Virginie et Janette avec respectivement 98 et 86 km et Olivier qui a parcouru l’équivalent de son année de naissance avec 72 km (quelle santé, à cet âge canonique). A noter qu’à l’arrivée ce dernier nous a fait une belle frayeur, avec un petit malaise et un teint verdâtre qui nous a fait croire qu’il était devenu martien (on en rigole aujourd’hui mais nous n’étions pas sereins).
Sur le 6 heures les filles se sont supers bien défendues et se sont suivies de près puisque les deux frangines: Aurélie et Séverine auront parcouru 44km chacune et Chrystelle et Sylvie 45 km chacune, tout ça sur une jambe pour Sylvie qui aujourd’hui doit prendre le temps de soigner ce genou récalcitrant.

Merci à toutes et tous pour votre engagement et la mise en lumière de notre association.

La Stéphanoise 2025: quel bonheur de voir Océane sourire

Vendredi 13 juin 2025, à l’invitation de toute l’équipe de l’ASMSE Saint Etienne, nous sommes allés participer à la course de la Stéphanoise: une course au féminin au parc de l’Europe. Ce sont plus de 800 coureuses qui se sont présentées sur la ligne de départ.
A l’initiative de Chrystelle et Sylvie, un équipage fait d’habitués: Chrystelle, Emerick, Olivier, mais également une petite nouvelle, Virginie, a été monté pour emmener notre belle Océane en joelette.
Depart donné, nous nous élançons sur la longue ligne droite en montée pour 5 km. Le starter nous laisse quelques longueurs d’avance afin que nous ne gênions pas les coureuses qui partiront derrière nous.
Tout au long du parcours nous serons encouragés par la foule venue en masse pour encourager les participantes.
Océane nous gratifiera de ses chansons et nous cheminons au doux son de sa voix. Certaines participantes l’accompagneront en poussant la chansonnette.
Nous passons la ligne d’arrivée heureux, aux anges, conscients d’avoir passer encore un moment unique grâce à notre belle Océane.

Nous attendons alors la remise des récompenses car nous devons présenter l’association Les yeux du Coeur.
Et là surprise, le speaker nous demande de monter sur scène sur ces mots:
« Et nous tenons à remettre un bouquet de fleurs à une personne importante pour nous, une personne pour qui vous avez couru ce soir, une personne chère à l’équipe organisatrice: Océane.
Je monte alors sur scène avec Océane. J’en ai les larmes aux yeux pris par l’émotion, pris par le beau sourire qui éclaire le beau visage de ma fillette: que retient elle de tout ça; Quelle conscience a-t-elle de l’événement. Je lui fais toucher le bouquet et son sourire redouble sous les acclamations du public.

Merci à toute l’équipe de l’ASMSE, vous nous avez fait vivre un super moment d’émotions.
Merci pour toute l’attention que vous nous avez apporté.
Merci à tous les bénévoles.
Merci à l’équipe organisatrice.
Franchement quand j’ai vu le sourire de ma pépette sur le podium quand vous lui avez remis le bouquet de fleurs, j’avais les larmes aux yeux.
Je ne pensais vraiment pas qu’elle allait réagir comme cela.
Merci pour l’attention que vous lui portez et pour la considération que vous apportez à notre combat à travers notre association.
Ca a été un vrai bonheur tout au long de la course, un vrai bonheur de voir Océane aussi bien le temps d’une course.
Mes amis cette belle aventure aura mis sur notre route de vraies belles personnes et vous en faites tous partis
Merci mes amis, merci encore

Defi 2025: joindre l’utile à l’agréable: dernières nouvelles

Ma douce ma belle,

Comme tu as grandi !
Nous venons de fêter tes 27 ans.
Et bien que tu nous dises que tu as 20 ans, quand on te demande quel âge as-tu, ce qui nous arrange bien, car comma ça nous ne vieillissons pas, les difficultés sont encore là.
Quand tu étais plus jeune nous espérions que tu sois suffisamment autonome pour avoir une vie la plus classique possible. Nous espérions que tu puisses avoir un travail, que tu puisses faire des activités en toute autonomie.
Malheureusement, et malgré une prise en charge précoce de tes difficultés, un travail incroyable et acharné des différentes personnes intervenant dans ton accompagnement, nous ne sommes pas parvenus à nos fins.
Pire certains de tes troubles se sont accentués, et, aujourd’hui je te sens plus sensible que jamais. Tu es toujours aux aguets, ton cerveau ne se repose jamais. Tes angoisses et ton attention de tous les instants te mange une énergie folle, te faisant maigrir à outrance, toi qui ne pèses plus que 48kg pour 1m69.
ET nous, tes parents, sommes perpétuellement dans le souci.
Nous vieillissons nous aussi et quelques fois nous nous sentons fatigués, usés, face à tes difficultés. Nous sommes également angoissés, et craignons chaque changement, qui souvent te font sur réagir.
Alors nous continuons à nous battre comme des forcenés, pour faire créer des places d’accueil pour les adultes autistes, pour qu’enfin tu es un lieu de vie adapté, mais également pour tes petits copains et copines qui ont les mêmes problématiques que toi.
Aujourd’hui pour faire encore parler de la cause nous organisons avec nos amis, Pierrot, Anaïs, Jyjy et Barbara, un périple à vélo au plus proche des frontières de note beau département de la Loire.
Le départ est prévu samedi 14 juin et dure jusqu’au Lundi 16 juin avec trois étapes de 180km.
Nous comptons sur la générosité des gens, mais également de nos politiques, afin qu’ils comprennent qu’il est temps que le scandale de la prise en charge des autistes en France cesse.
Cette année les dons récoltés serviront à l’achat d’un lève malade pour le service Handi consult du CHU de St Etienne.
Il n’y a aucune obligation, sauf si ce n’est de faire voyager ce message au plus grand nombre, afin de faire parler encore et encore des difficultés rencontrées par les aidants des personnes autistes

https://www.helloasso.com/associations/les-yeux-du-coeur/collectes/defi-2025-joindre-l-utile-a-l-agreable

Défi 2025: joindre l’utile à l’agréable

Usé, éreinté mais résigné: jamais

Ma chérie plus j’avance dans la vie et plus je doute,
Voila 27 ans qu’ensemble nous taillons notre route
27 ans sans cesse de combats menés sans relâche
27 ans que le même discours toujours je rabâche
Sans cesse et sans cesse: créez des places
Pour les adultes autistes créez des places
Pour que plus jamais de l’avenir nous doutions
Ton avenir assuré suite au combat que nous menons.
Aujourd’hui je suis fatigué, usé, éreinté,
Mais résigné, ma fille, ah ça jamais.
Des promesses et des promesses, combien en avons-nous eu?
Pour que 27 ans après, il n’y ait toujours rien en vue,
Combien de politiques sur nos événements sont venus,
Certains des moulins à vent, ma chérie, les as-tu entendu?
Aujourd’hui je suis fatigué, usé, éreinté,
Mais résigné, ma fille, ah ça jamais.
La haut tout la haut aux armées de l’argent donné,
Et tant et tant d’innocents sous les bombes tués,
La haut tout la haut tant et tant d’argent gaspillé,
Et ici bas tant et tant d’enfants différents oubliés
Aujourd’hui je suis fatigué, usé, éreinté,
Mais résigné, ma fille, ah ça jamais.
Ma douce, ma belle, autiste, aveugle tu es née,
Dans cette société tant de difficultés rencontrées,
Pour que tes handicap soient enfin considérés,
Et que sur l’avenir nous soyons enfin rassurés.
Aujourd’hui je suis fatigué, usé, éreinté,
Mais résigné, ma fille, ah ça jamais.