Allez c’est parti pour la Marche du chocolat

Bonjour à tous,
Comme beaucoup le savent, notre belle association « Les yeux du coeur » organise le dimanche 10 novembre prochain, à St Romain le Puy au départ de la salle François Moritel/club de l’amitié, la toute première marche du chocolat. Au menu 3 parcours, avec, pour chacun, au départ, une boisson chaude (café, thé, cacao) et un pain au chocolat à l’ancienne, et à l’arrivée une assiette gourmande composé d’un produit laitier, d’un cake et de trois mendiants (gout trois chocolat). En fonction des parcours choisis, les chemins vous mèneront à travers bois, monts et vallées jusqu’au premier ravitaillement commun au parcours 13 et 19km sur lequel vous seront servis, charcuterie, fromage, fruits et confiseries au chocolat (sucette et saucisson chocolat). Les parcours se sépareront par la suite, et, pour les vaillants randonneurs qui auront opté pour le parcours 19km, un deuxième ravitaillement leur sera proposé avec toujours de la charcuterie, du fromage des fruits et des spécialités chocolatées (sucettes et mini tablettes de chocolat).
Un parcours 7 km est aussi proposé, longeant le canal et passant par les points d’intérêt du village.

Comme beaucoup de personnes ont appelé pour des renseignements et que beaucoup m’ont demandé à s’inscrire à l’avance, grosse nouveauté sur la région vous avez la possibilité, en scannant le QRcode ci-dessous, ou en cliquant sur le lien, ou en copiant et en collant ce même lien dans la barre de recherche de votre moteur de recherche internet, de vous inscrire à l’avance. Laissez vous guider.
A très bientôt sur nos beaux chemins communaux.
Lien internet:
https://www.helloasso.com/associations/les-yeux-du-coeur/boutiques/marche-du-chocolat

Qrcode:

Océane Les yeux du coeur au sommet de l’Europe

Salut à tous:
Merci merci et merci encore. Vois-tu Nicolas c’était un rêve que j’avais de monter Océane les yeux du coeur au sommet du Mont blanc, toit de l’Europe. Et ce projet est devenu réalité, ce samedi grâce à toi et ta bande de pote tout aussi dingue que toi.

Depuis qu’Océane est née, j’avais pour ambition de monter au sommet accompagner de cette dernière mais également de mon papa, passionné de montagne.

Mais il faut bien se rendre à l’évidence, ce projet de monter Océane là haut n’est pas raisonnable, tout comme monter avec mon papa, à qui il reste encore une belle condition physique.
Si c’est pour se dire j’ai fait ça, mais en mettant Océane dans la difficulté, dans le stress, où elle ne prendrait aucun plaisir et serait dans l’angoisse tout au long du chemin: quel intérêt?
J’ai donc enterré ce projet et me suis dit, ce serait bien que quelqu’un me propose de monter une banderole des yeux du coeur sur le toit de l’Europe.

Au mois de juin, le téléphone sonne:
« – Allo?
– Salut c’est Nicolas Falatik.
– Salut Nico, comment vas-tu?
– Ca va et toi?
– Ca va.
– Et Océane?
– Ca va plutôt bien en ce moment.
– J’ai un projet: Je souhaiterais faire St Etienne – Le sommet du Mont Blanc cet été, avec une levée de fonds pour Océane Les Yeux du Coeur. Nous partirions le vendredi 09 août très tôt pour rejoindre St Gervais au mont blanc à vélo, et après 2heures de repos, gravir le Mont Blanc. Soit un total de 269km de vélo, 15 km d’ascension avec 3800m de dénivelés positifs.
– Je suis partant lui répondis je en lui demandant si il y avait une petite place pour moi pour l’ascension finale.
Face à mon manque d’expérience, il m’a répondu à raison qu’il ne préférait pas.
Suite à ce coup de téléphone, j’appelle mon ami Jyjy pour le motiver à m’accompagner. Il a alors la même réponse que moi: « est-ce qu’on peut monter au sommet. Je lui donne alors la réponse de Nico. »

Au lendemain de notre périple au Grand Colombier, nous maintenons la pression et poursuivons l’entrainement « vélo » pour être en forme le jour J.

Vendredi 09 août 4h40, nous voila tous réunis devant le zénith de Saint Etienne, où rendez-vous a été donné par Nicolas. Il y a là Nicolas Falatik, Nicolas Darnaix, Mehdi Azazi, Tony Daurelle, Stéphane Aubert, Romain Chanon, Violaine Daurelle, Nathalie Daurelle, Jean Yves Serre et Pierrot Michon.
Jean-Yves, fatigué après des semaines d’entrainement chargées pour revenir en forme, a décidé dans la semaine qu’il ne viendrait pas. Ce n’est que partie remise. Pierrot est venu nous donner quelques encouragement. Nathalie nous accompagnera un temps sur le parcours vélo et Violaine nous fera l’assistance tout le long du parcours avec Romain.

Au départ, je ne connais les personnes qui m’accompagneront, que par leurs noms et leurs réputations de sportifs de haut niveau qui les précèdent, hormis Tony, qui a participé à toutes les courses que nous organisons, et qui a régulièrement emmené notre petite Océane sur Joelette, avec les amis du club, qu’il a créé à Usson en forez. Je connais bien évidemment Nicolas Falatik, organisateur du défi, mais également du marathon de la BIère.


Nous partons. Sitôt 2km effectués, Nicolas crève. Après réparation nous repartons et les kilomètres vont défiler à vitesse grand V.
Nous traversons la vallée du Gier et ses usines, arrivons à Chasse sur Rhône où nous traversons le Rhône, direction Bourgoin Jailleux . C’est tout plat. Les deux premières heures sont avalées à pratiquement 30km/h.
Une fois Bourgoin Jailleux passé, le relief commence à se vallonner et les paysages à être plus jolis.
Nous gravissons le col de la Cruzille enchainé sur le col de l’échine pour arriver à Chambéry, où en tournant la tête nous apercevons le bout du lac du Bourget. A ce moment je pense à ma petite femme, qui est au travail: il y a 15 jours tu étais là pour gravir le Grand Colombier.
Direction Albertville, puis montée sur Megève, que j’apprécie et trouve sympa, malgré le flot incessant de voiture qui nous double. Nous arrivons en haut avec Nicolas. Stéphane et le deuxième Nicolas (Darneix) sont 4 minutes devant, tandis que Tony suit à quelques encablures, suivi de Mehdi.
Tony et Nico me disent de repartir, pendant qu’eux attendent Mehdi.
Je repars donc en direction de St Gervais où je prends la direction des Contamines Montjoies puis de Bionassay, et le parking du Croizat lieu de départ de l’ascension. Bionassay! Un nom qui restera à jamais gravé dans ma mémoire: une côte de 3.38km à 13% de moyenne avec de nombreux passage à plus de 20%. Le début est très dur mais je le gère bien. Puis au fil de la montée les jambes commencent à durcir, et finalement les crampes ont raison de mon mental. Plusieurs fois je mets pied à terre avant de repartir. J’arrive enfin en haut où je retrouve Stéphane, Nicolas Darneix, Romain, Violaine ainsi que d’autres personnes venues nous encourager. Merci à eux.
Les arrivées alors s’enchainent: Nicolas qui semble assez marqué, Tony relativement frais et Mehdi bien entamé.
Je vois alors arriver ma petite femme et mon grand garçon. Que je suis contents de les voir.
Après une bonne bière, nous laissons nos costauds se reposer et nous nous rendons a l’appartement que nous avons réservé, où je prends une bonne douche réparatrice.

23h Les deux Nico, Tony, Mehdi et Romain, équipés, sacs au dos, partent pour l’ascension. Ils sont quand même bien fatigués.
Malheureusement après 4km, Mehdi n’ayant pas récupéré, décide de faire demi tour: sage décision, la consigne étant de ne prendre aucun risque.
Les 2 Nico, Romain, Tony continuent avec Violaine et Stéphane qui les accompagneront jusqu’au refuge de la tête rousse.

A ce moment Nicolas Falatik décide de stopper. La tête et le physique n’y sont plus.
Bravo Nico c’est déja beau ce que tu as fait. L’enchainement des événements organisés t’ont certainement beaucoup mangé d’énergie.
Tony, Nico D et Romain repartent donc à trois.

8h le jour se lève sur le Mont Blanc. Nos trois valeureux alpinistes sont à 40 minutes du dernier refuge: le refuge du Valo.

Nous attendons le dénouement et à 9h36 bingo, la banderole de Océane les yeux du coeur est plantée au sommet.
Quand je reçois la nouvelle j’ai du mal à le croire: ils y sont arrivés. C’est vraiment des monstres de physique et de mental.
Place à la redescente maintenant qui se fera en 8h. Nous partons, Kenzo, Steph, et moi à leur rencontre et les trouvons à 3.5km du parking, où c’est la joie de les revoir. Ils ne semblent pas trop marqués.

Au final, ce que je retiendrai de ce périple, c’est cette grande amitié qui unie cette bande de potes. C’est également cet engagement total des pompiers dans un projet qui leur tenait à coeur. Ils sont montés pour Océane et pour les personnes qui n’ont pas les moyens physiques et intellectuels de réaliser de tels exploits. Ils sont montés là haut pour encore et encore parler de l’autisme et des difficultés que nous rencontrons dans notre vie de tous les jours pour comprendre notre enfant et pour lui apporter du bien-être, mais également pour alerter sur le besoin que nous avons de trouver, et de créer des places adapter, pour qu’ils vivent une vie d’adulte en adéquation avec leur handicap.

Enfin je ne terminerai pas cet article sans un énorme merci à mon ami Nicolas Falatik.
Nico tu es une personne extraordinaire. Je ne connaissais pas plus que ça avant tout ça. Quand je voyais l’énergie que tu déployais pour organiser tous les événements que tu mets sur pieds, quand je vois tous les moyens que tu vas chercher, je me disais comment fait-il? Ce week-end m’a montré une autre facette de ta personne: une facette généreuse, solidaire mais aussi responsable. Quand tu as commencé à douter, tu n’as pas voulu aller plus loin, et ça c’est grand très grand, savoir prendre la bonne décision au bon moment.
Alors pour ce vrai grand moment d’amitié et de solidarité merci.

A une prochaine fois les amis

Defi les cinglés du grand Colombier, Ultime épisode : « J’accuse ! »

Avouez que vous vous êtes fait berner, et qu’à la vue de ce titre « J’accuse » Vous vous êtes dit : « qu’est-ce qu’il se passe ».
Je me suis dit, ce titre étant un des titres de presse les plus célèbres de l’histoire, puisque ce n’est autre que le titre d’un article de Zola dans l’aurore. Je me suis donc dit en titrant « j’accuse », je vais fixer l’attention du lecteur. Ne voyez pas dans ce titre une quelconque allusion politique, c’est juste que je voulais vous surprendre et captiver votre attention.

Voilà c’est fini ! ce quatrième défi est bel et bien terminé, et que cela fait vide, tellement nous avons vécu des émotions et fortunes diverses. Tellement le partage du bonheur, de l’entraide, de la dérision a été fort ce week-end.
C’est plus fort d’année en année. Peut-être parce que nous sommes de plus en plus nombreux. Peut-être parce que nous vieillissons aussi et que nous devenons plus émotifs.
En tout cas je peux vous dire que ça a été fort très fort.

Pourtant les autres années, c’était déjà pas mal et je me souviens  de chaque instant vécu alors aux cotés de mes acolytes :

  • La première année du côté du ventoux avec Dominique, ses deux fils Yohann et LoÏc, mon Fab toujours là,et mon fidèle Jyjy. Qu’est-ce qu’on s’était marré. Yohann avait appris beaucoup de notions biologiques
  • La deuxième année toujours du côté du Ventoux avec Damien, Jyjy Ophélie et Chala, la galère, la grosse galère avec un Damien qui se casse la figure car il n’arrivait pas à suivre ma cadence : beaucoup trop lente pour lui : 1 tours de pédale à la minute.
  • La troisième édition : avec Ghaïs et Youcef, Willy, son beau-frère, Fab, Roland, Jyjy et l’ascension de la croix de fer et l’Alpe d’huez. Je me souviens de la ponctualité de Ghaïs, de la forme de Fab et Jyjy cette année-là.
  • Et les cinglés du Ventoux avec Lionel, Fabrice, Ghaïs, Youcef, Gabin, Jyjy et Fab. Là Jyjy était costaud. Qu’est-ce qu’on s’est marré côté Sault avec Lionel. : cette partie de jambes en l’air à l’ombre des pins pour tirer les crampes à la surprise des automobilistes. S’il n’avait pas été là j’aurais sans doute abandonné à 2km du sommet.
  • L’année dernière, d’autres se sont joints à nous et des liens se sont tissés du côté de Bourg d’Oisans sur le parcours de la Marmotte avec le tryptique Glandon, Télégraphe, Galibier. Je pense bien évidemment à Anaïs, Nicolas, Vincent, Baptiste. Je me souviens de ces magnifiques paysages et de ces jambes de feu bien préparées par Coach Jyjy.
    Je me souviens de nos belles assistantes Barbara, Chala, Domenicha.

Cette année un nouveau défi nous attendait et pas des moindres, avec un équipes qui grossit d’année en année et une flopée de supporters.

Après près de six mois de préparation, 5500km engloutis 80000 mètres de dénivelés positifs, beaucoup effectués sous la pluie, le jour tant attendu était là et devant nous se dressait le grand colombier et ses pentes terribles.

Après un réveil matinal et un petit déjeuner copieux, nous enfourchons nos machines, il est 8 heures.

Avec ma petite chérie nous avons décidé qu’elle escaladerait le col par sa face mythique : Culoz, là où passe le tour de France. Elle appréhende un petit peu du fait de son manque de préparation.

Elle grimpe sur son super vélo « moucheté », unique en son genre, et nous voila partis. Je sens que les jambes sont là. Il faut dire que la veille, avec Vincent et Justin son fiston, un tantinet enroué, nous avons pris soin de réaliser un réveil musculaire et rassurant autour du lac du Bourget.
Nous voilà donc partis. Rapidement un groupe composé de Nico, Anaïs, Côme, Julien, Virginie, Dédé, Pierrot, Gabin, Solenne, Baptiste, Fabrice, Lionel de détachent.
Nous restons à quelques encablures, Chala encadrée par Jean-Yves et moi.
Nous roulons pendant 7 km et voici le moment de nous séparer. Nico nous attend au croisement de Culoz qui va mener ma douce au sommet du géant de l’Ain.

Après quelques consignes : « tu prends ton temps, tu bois bien » je la regarde s’éloigner. Je la reverrai plus tard quand je redescendrai de ma première ascension au départ d’Artémare.

Nous reprenons la route avec Nico et Jyjy et juste avant que ne débute l’ascension de la première face, nous rejoignons le groupe. Très rapidement je me mets à mon rythme sur des pentes qui correspondent à mon physique. Je suis prudent car je sais ce qui m’attend. C’est de ce côté qu’il y a les pentes les plus sévères avec un passage de 400m à 22%.
Les kilomètres se succèdent et plus on avance plus la route se cabre. Nous voila dans les pourcentages les plus sévères : 6.7%-8.1%-9.2%-12.2% pour les 4 kilomètres passés. A ce moment là Nicolas revient à ma hauteur et me dit que nous devons avoir fait le plus dur de ce côté-ci. Il s’éloigne alors et je me retrouve avec Julien, impressionnant avec son plateau de 39 dents qu’il emmène puissamment, courbé sur son guidon. Nico est au loin dans un virage. Nous passons une borne qui annonce le kilomètres suivant à 14.8%. Nous arrivons au virage où nous avons aperçu Nico pour la dernière fois et nous levons les yeux. Julien me dit alors : « au regarde le chantier ! » : nous arrivons sur la fameuse rampe à 22%. Julien prend les devants et me laisse seul dans les sous-bois. Heureusement que j’ai bien préparé ce moment avec mes séances de 800m sur une bosse à 18%. C’est dur mais j’avance. J’en fini avec ce passage et la borne suivante annonce un kilomètre à 12%. Ca ne s’arrêtera donc jamais. Heureusement le graphique de mon gps me montre qu’ensuite cela se calmera. Et effectivement nous arrivons au croisement de la route de Champagne en Valromey et la pente devient plus agréable, ce qui permet de se reprendre. Je parcours les deux kilomètres assez rapidement. C’est marrant comme les kilomètres à 8% semblent faciles après avoir fait le passage à 22%.
J’aperçois alors au loin une silhouette bien connue. Il s’agit de Dominique venu à notre rencontre. Que ça fait plaisir de le voir. Il sera là à chaque fin de montée.
Il m’accompagne pendant 1km avant de me laisser finir la première ascension.
Nous attendons alors le reste du groupe pour une photo commune.

Barbara me dit alors que ma belle Chala est à 8km du sommet dans les pourcentages les plus importants de l’ascension côté Culoz.

Je décide d’aller à sa rencontre. Rapidement je suis doublé par Nico, Côme et Julien qui descendent beaucoup mieux et sont plus à l’aise dans cet exercice.

Je croise alors ma belle dans des pentes beaucoup plus douces, dans une partie boisée où elle est à l’ombre du soleil qui cogne déjà pas mal.

Quelques mots d’encouragements et c’est reparti pour la descente sur Culoz où je suis plus que prudent surtout dans les lacets qui surplombent le village.
Arrivé en bas, demi-tour. J’ai croisé Nico, Julien, Justin et Côme successivement à environ 3 km du bas.

J’entame la célèbre ascension qu’emprunte le tour de France. Il fait chaud très chaud et il n’y a pas un brin d’ombre. Je reviens tour à tour sur Cöme puis Justin qui me disent souffrir de la chaleur.
Les kilomètres s’enchainent.

Malgré les forts pourcentages qui avoisines les 13% par endroit, j’ai beaucoup moins de mal dans cette montée et arrive relativement frais à l’abord des 5 derniers kilomètres qui sont plus faciles.

A 3km du sommet je retrouve mon Dom au milieu des vaches, paisiblement allongées ou en train de ruminer. Je parle des vaches pas de Dom. Une nouvelle fois il m’accompagne, lui en courant moi en vélo. Ca fait du bien de se changer les idées et de parler

Arrivée en haut je suis accueilli par tout le fan club d’Océane et des yeux du cœur.
je retrouve ma douce Chala, que je félicite et devant qui je m’incline. En toute honnêteté je ne pensais pas qu’elle arriverait jusqu’en haut car trop peu entrainée. Mais quelle volonté !!

Bravo ma chérie. Je sais qui t’a motivée !!

Je décide alors de prendre un gros ravito avec salade de pâtes et jambon. Les arrivées se succèdent. Ca me requinque et après avoir rempli les bidons je repars en direction de champagne en Valromey. Julien Anaïs et Nico sont déjà dans la descente.

Arrivé au croisement de la route de Lochieux/col de la Biche, et Arvière, je me demande où il faut aller. Je n’ai pas bien lu le road book préparé par Nico. Je prends donc la direction d’Arvière en me disant que je n’ai pas envie de monter le col de la Biche et donc que je suis sur la bonne route. Après plusieurs kilomètres je n’ai toujours croisé personne qui remontait. Je me dis alors : « mon pauvre Stef tu t’es trompé. Je regarde alors google map (un peu tard je vous l’avoue) et me rend bien compte que je ne suis pas sur la bonne route. Mais je continue car je suis dans la direction d’Artemare/ Champagne en Valromey. Arrivé au croisement suivant je laisse Artemare sur la gauche, qui se situe à 2km et prends sur la droite une route bien large en plein cagnard, qui remonte pendant 3.5km jusqu’à Champagne. Je me serais bien épargné cette nouvelle bosse, mais bon c’est comme ça et j’ai toujours de bonnes sensations. Je croise alors mon Jyjy puis Vincent. Quelques encouragements et je continue ma route. J’arrive alors rapidement à Lochieux par des pentes assez douces. Au lavoir je vois un attroupement. Je retrouve Gabin, Fab, Lionel, Solenne et Baptiste. Lionel essaye tant bien que mal de gonfler une chambre à air pour réparer la roue crevée de Gabin. Mais mes amis ne sont plus très sain d’esprit, après tant d’épreuve : la chambre à air a aussi un trou. Alors je donne une de mes chambres à air, me trempe les jambes dans le lavoir et repars.

Les jambes tournent bien. J’en profite pour passer un appel visio à mon fiston rester travailler à Sorbiers.

Je suis vraiment bien. J’arrive alors au parapet à la barrière verte. Je me souviens m’être dit en descendant, quand tu arriveras là tout à l’heure ce sera coton.

Alors je prends mon mal en patience et continue à gravir ce passage à 13%. Ouf un replat à 6km du sommet. J’aperçois alors Marc et Sylvie descendu nous ravitailler en eau. Ayant encore de la boisson dans mes bidons je ne m’arrête pas. J’ai repris du poil de la bête dans ce replat, mais la rampe suivante va avoir raison, un temps, de mes ischios. Au moment de me mettre en danseuse pour dégourdir tout cela deux vilaines crampes viennent me tétaniser. Je décale et m’arrête. Je m’étire et en profite pour faire pipi une fois les crampes estompées. Et là rebelote de nouveau des crampes. J’en profite donc pour me pisser sur les pieds. Il est compliqué d’uriner avec des crampes aux ischios.

Me rejoins alors Côme, qui semble beaucoup mieux que dans la montée côté Culoz. Je me remets en selle et repars avec lui, pour finir de gravir les 100m de la rampe à 13% avant le replat à 4km du sommet.
Sur ce replat j’en profite pour faire tourner les jambes et re-oxygéner les muscles. Côme part devant.

Domi est une nouvelle fois là à nous attendre. Je pense qu’à chaque montée c’est la personne que j’avais le plus plaisir à voir. A nouveau il m’accompagne. Côme m’attend et nous finissons ensemble cette ascension.

J’ai plaisir à voir tout le monde et les encouragements me font du bien.

Je me ravitaille, et il se met à pleuvoir, ce qui fait un peu baisser la température. Je doute : est-ce que je serai capable de faire la dernière ascension ?

Je décide de ne pas trop tarder pour repartir. Nico et Anaïs sont déjà dans la descente. Pierrot et ma chérie me recommande d’être prudent sur la route mouillée.

J’essaye de bien me décontracter, mais cette descente est assez technique, le revêtement est tout bosselé, et j’ai des petites crampes aux quadriceps. Il me faudra les 16km de descente pour les faire partir. J’arrive en bas je suis tétanisé tellement j’ai été sur les freins. J’ai des crampes aux mains. Entre temps j’ai croisé Nico toujours aussi aérien et Ana un peu plus dans le dur.

Arrivé au croisement de la route départementale je descends du vélo et fais des étirements.

Je mets alors ma machine dans le sens de la pente et repars. Cette montée elle est pour vous mes enfants. Vous mes deux garçons qui n’êtes pas épargnés par notre situation familiale et toi ma fille dont les handicaps m’empêchent de me plaindre et me motivent pour aller jusqu’en haut car les difficultés que je rencontrerai ne sont rien à côté des tiennes. Tout au long de cette montée vos prénoms rythmeront mes coups de pédale.

Je décide de mettre un rythme qui me permettra d’arriver en haut. Je doute tout de même. Je me dis : « monte tant que tu peux et si à un moment ce n’est plus possible tu appelleras Ta chère et tendre qu’elle vienne te chercher. Le rythme que je m’impose je le connais bien. Je l’ai travaillé en accompagnant Chala sur ses sorties. Je n’arrête pas de me dire allez roule comme avec Chala. Et ça marche. Aucune crampe j’avance à 9km/h même dans les pentes à 10-12-13%. Je croise Justin et Vincent qui m’accompagnent un temps. Un gros merci.

Chaque tour de pédales sont rythmés par Ken-zo puis Er-wan puis O-CE-ANE. C’est une technique que m’avait confessée Jean Jacques Barbier lors de ses périples en course à pieds reliant Cherbourg à Andrezieux à 70 ans puis 5 ans plus tard Bordeaux à Andrézieux, pour Océane Les yeux du cœur.
J’arrive dans la dernière rampe à 13%. Là c’est sur je vais y arriver. Alors l’émotion me submerge une première fois et les larmes sont aux bords des yeux ; Il faut que j’appelle ma fille en visio. J’essaye d’appeler mon papa et ma maman qui garde notre belle fille, mais il n’y a pas de réseau. Tant pis.

Je bascule sur le replat et là Côme m’attend à 5km du sommet rejoint rapidement par Jyjy, Baptiste et Domi toujours en courant. Il aura réalisé 30km en course à pied pour chacun nous accompagner un bout de chemin. Un gros gros merci Domi et Mariange pour votre soutien.

J’arrive en haut en larmes, je pense à tout ce que nous endurons tous depuis tant d’année, vous mes amis comme notre famille entière. Il ne faut pas croire au-delà de nous : ses parents, ses petits frères, c’est toute la famille qui souffre pour Océane : ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses cousins, cousines. Et nous les remercions d’être toujours là pour nous aider quand nous osons leur demander de l‘aide.

 Ce périple est à l’image de notre vie, des montagnes qui semblent impossibles à gravir et que nous arrivons à franchir malgré tout, des rampes toujours plus raides des marches d’escaliers toujours plus hautes à monter mais nous continuerons à faire du bruit pour obtenir une meilleure prise en charge des autistes et pour soutenir leurs aidants, dans notre beau pays de France.

Pour finir nous souhaiterions remercier l’ensemble des supporters et assistants qui nous mis dans les meilleures conditions pour réussir ce beau week-end.

Enfin nous voudrions rendre hommage à une personne qui compte tant pour Chala et moi : Jyjy.

Jean-Yves, merci pour l’organisation de ce beau week-end. Tu t’es occupé de tout et tu as géré ça de mains de maitre. Tu nous a dégoté un beau petit hôtel avec un super patron : le Haylton à Anglefort que je conseille à tous avec son maître : Boris qui cuisine comme un chef. On a été super bien reçu.

 Merci mon Jyjy pour les plans d’entrainement qui m’ont permis d’être au top le jour J et d’accomplir l’objectif que je m’étais fixé.

Je sais que tu aurais tant aimé m’accompagner jusqu’au bout. Mais nous sommes fiers de t’avoir comme ami. J’ai toujours été admiratif des champions comme toi. Tu as eu un niveau que j’aurais tellement aimé avoir. Ca aurait pu te monter à la tête. Comme beaucoup tu aurais pu être dédaigneux et hautain comme beaucoup de pseudo champion. Mais non tu es toujours resté humble.

Tu continues à faire du sport là où beaucoup ont arrêté quand leurs performances ont baissé et c’est tout à ton honneur. Tu es un passionné. Le fait que tu sois à nos côtés montre bien ta valeur et tes qualités humaines, tout comme le fait d’entrainer, montre ta volonté de transmettre et d’être tourné vers l’autre. Tu penses souvent plus aux autres qu’à toi-même.

Il faut que nos défis restent un plaisir et il ne faut pas trop repousser les limites. Tu as fait ce que tu as pu et je ne suis pas sur que tu aurais parier, il y a 10 mois, quand tu étais sur ton lit d’hôpital ,que tu serais capables de gravir trois fois le grand colombier 10 mois plus tard.

Merci d’être là pour tout, car si nous étions seuls dans cette épreuve crois moi ça serait difficilement supportable.

De là où ils sont tes parents et ton parrain doivent être fier de toi.

Bises à tous et à l’année prochaine pour un nouveau défi.

Défi du grand Colombier: épisode 8: Ma douce ma belle

Nous y sommes ! derniers préparatifs, derniers tours de pédales avec ma chère et tendre, juste pour le plaisir.
Voila mes belles ce que j’avais à vous dire.

Ma chérie, cela fait maintenant 28 ans que nous vivons côte à côte.
J’aurais aimé que la vie pour toi te soit plus douce.
Toi qui après une enfance si difficile, avec la perte de ton papa si jeune, toi qui n’avais pas tout ce que tu voulais, enfant, tu aurais mérité une vie calme et sereine. Bien évidemment même si tu n’as pas eu tout ce que tu voulais plus jeune, ton enfance fut tout de même heureuse au côté de ta douce maman.
Après cette enfance tu n’as pas pu profiter de ta jeunesse, de l’insouciance de tes 20 ans, sur protégée par ton grand frère.



Puis nous nous sommes rencontrés, chez ton oncle et ta tante, à l’occasion d’une nouvelle dure épreuve. Aujourd’hui je remercie celle qui est au ciel qui nous a permis de nous rencontrer. Je remercie ton oncle, ta tante, ta maman et ton frère de m’avoir accepté, car ce ne fut pas simple.
J’aurais aimé, donc te donner une vie plus douce, mais le destin une nouvelle fois s’est acharné avec la naissance de notre belle Océane et son double handicap : aveugle et autiste.
Quelle claque pour nous.
Depuis des années nous nous battons tous les deux pour améliorer son quotidien. Pour qu’elle soit le plus autonome possible. Mais que c’est dur.
Dur de l’entendre crier. Dur de ne pas la comprendre. Dur de la voir partir dès le plus jeune âge à Clermont.
Comme je sais que tu souffres de cette situation, même si tu ne m’en parles pas et reste secrète sur ce que tu vis. Souvent je te surprends à regarder les autres mamans avec leur fille. La complicité. La possibilité d’aller ensemble faire des emplettes. Comme tu aimerais pouvoir le faire avec notre belle Océane.

Heureusement il y a nos fils, dont nous sommes si fiers. Ils nous apportent tellement de joie à travers leurs exploits sportifs, mais également quand nous voyons les sacrés bonhommes qu’ils sont devenus.
Ils nous apportent un soutien indéfectible.

Vois-tu ma petite femme je suis fier d’avoir parcouru tout ce chemin à tes côtés. Je suis fier de ce couple fusionnel que nous sommes devenus.
Saches que je t’aime comme au premier jour et que je serai toujours là à tes côtés pour te soutenir.
J’espère que tu es comblée mais si j’aimerais tant faire mieux encore.
Je t’aime ma douce

Ma belle Océane c’est ton tour.
Comme pour ta maman j’aurais aimé que ta vie soit différente, mais ces foutus handicap sont venus remettre beaucoup de choses en cause.
Je te rêvais coureuse de 400m, violoniste, médecin, malheureusement de l’enfant idéal il a fallu faire deuil.

Souvent je me pose la question : quelle aurait été notre vie si tu avais été « normale ». Peut-être nous aurais-tu fait des crises d’ado. Peut-être nous ne nous serions pas entendus.
Aujourd’hui, tu es mon petit oiseau que je mets sous mon bras pour te protéger. Nous sommes tellement fusionnels Tu es si fragile mais en même temps une telle tornade. Aujourd’hui avec ta maman et tes petits frères, mais également l’ensemble de la famille et les amis, nous nous battons pour que tu ais une solution quand nous partirons rejoindre les étoiles, car il faut que tu saches que c’est ce qui nous fait le plus peur, ta maman et moi : ne pas te savoir en sécurité et bien quand nous partirons vers l’au-delà.
C’est le sens de notre vie aujourd’hui. Mais il faut que tu saches autre chose c’est que le jour où la solution viendra, avec ta maman nous serons dévastés de te laisser partir vers ta nouvelle vie, car nous aurons l’impression de t’abandonner.

Une autre chose nous angoisse, c’est de te voir partir avant nous. Si tu savais comme nous avons peur d’ouvrir ta porte de chambre quand pour une fois nous ne t’entendons pas.
Vois-tu ma fille, même si c’est dur, très dur de te voir ainsi, pour rien au monde je ne changerai ma vie.
Grâce à toi, nous appréhendons la vie et les problèmes d’une autre façon. Grâce à toi nous avons fait la rencontre de gens magnifiques, dont mon meilleur ami. Tu nous as fait faire des choses délirantes et monter des projets incroyables.
Pour cela nous ne remercierons jamais assez.
Ma fille tu es la personne qui compte le plus pour moi. Il ne se passe pas une minute sans que je ne pense à toi.
Tu fais partie de moi, tu es mon moteur et je suis certain que dans les moments difficiles de ce défi du grand colombier, car il y en aura certainement, je penserai à toi et je relativiserai : ce ne sera rien comparé à tes difficultés, et j’avancerai encore et encore pour que tu sois fière de ton papa.
Comme Jean-Jacques en son temps ton prénom viendra rythmer mes coups de pédales. Je t’aime tendrement mon petit cœur des îles, ma princesse

Défi du grand colombier: épisode 7: Hommage « on ne voit pas le temps passer »

Aujourd’hui c’était la dernière sortie longue. Au menu 4 heures de sortie. J’ai décidé de faire un tour que j’aime tant sur mes routes préférées : St Rambert- Chambles-Périgneux-St Bonnet le Château-St Anthème- Le col du Barracuchet

Je vous laisse découvrir les images de petit tour relaxant en lisant ce que j’avais à dire à mes fistons

Mes chers fistons ce périple est aussi pour vous. Je vais commencer cet hommage par ceci :

A peine voit-on ses enfants naitre qu’il faut déjà les embrasser.
Faut-il pleurer faut-il en rire on ne voit pas le temps passer (Jean Ferrat)

Mes fils mes fils j’aurais tellement aimé une vie encore meilleure, une vie sans accroc sans difficulté, simple. J’aurais aimé  vous emmener sur les routes de France à vélo. J’aurais aimé vous emmener randonner sur les chemins de montagne pour vous faire découvrir ces beaux paysages des sommets Alpins ou Pyrénéens, ces beaux sommets que m’avait découvrir votre papi.

Mais la vie en a décidé autrement pour les raisons que nous connaissons

Je suis heureux que nous partagions, aujourd’hui une passion commune : l’athlétisme.
Mes fils je voudrais vous dire merci pour toutes les émotions que vous me procurez par vos performances, mais également tous ces beaux moments de sports que vous me faites vivre.
Le temps a passé si vite. Hier vous étiez encore enfants et aujourd’hui vous êtes devenus des hommes. Sachez que j’aurais aimé partager tant et tant de choses avec vous et le temps a passé si vite. Sachez aussi que j’appréhende tant le moment où vous allez partir de la maison. Mais la vie est ainsi faite. Egoïstement nous aimerions vous garder près de nous mais ce n’est pas le sens de l’histoire. J’espère que vous continuerez à nous rendre des visites.
Alors mes fils, même si cela nous fatigue, continuez à vous chamailler, continuez à foutre le waille à la maison, car le jour où vous ne serez plus là cela va être terriblement vide à la maison. La joie c’est cela, la vie c’est cela. Une maison sans enfants est une maison triste.

Vous êtes devenus de belles personnes.

Kenzo, mon Kenzo qu’est-ce que je suis fier de toi. Dans tes études comme en athlé tu as atteint un niveau impressionnant. Tu ne parles jamais de tes douleurs, mais je vois bien et je sais bien combien tu juges que la situation de notre famille, et plus particulièrement de ta sœur est injuste.
Tu n’as jamais voulu nous poser de problèmes et tu as fait ta vie de manière autonome et as réussi jusqu’à présent.
Je suis très fier de t’accompagner dans tes performances athlétiques, mais je suis frustré car j’aimerais tant que tu puisses réaliser les performances que tu mérites du fait de ton investissement et ton sérieux à l’entrainement et j’espère que ton physique va te laisser tranquille pour les années à venir.

Erwan, mon Erwan : El Magnifico !
Tu es un sacré bonhomme. Qu’est-ce que tu peux me faire rire même si parfois je ne devrais pas. Ton parcours scolaire a été un peu chaotique mais je pense que le système scolaire n’est pas adapté pour des personnes comme toi. Cependant tu ne t’en sors pas trop mal et je pense que tu t’en sortiras toujours dans la vie. Vis tes rêves mon fils vis tes rêves, même s’il m’en coûte de te dire cela.
Tu es un lanceur de marteau hors pair ! certainement un des meilleurs de France. Alors continue à bosser dur et tu verras un jour ça passera. Comme je te l’ai toujours dit l’athlétisme ne te nourrira certainement pas mais il pourra t’ouvrir des portes. Alors fonces mon grand

Mes enfants je vais en finir avec mon laïus mais retenez cela : la vie passe très vite alors profitez de chaque instant, vivez, vivez, osez et allez jusqu’au bout de vos rêves pour ne jamais rien regretter. J’avais un rêve : celui de faire le tour de France, par manque de confiance je n’ai jamais osé m’inscrire dans un club de cyclistes. Aussi je ne sais pas si j’aurais été capable de le faire, mais retenez ceci 100% des gens qui ont réussi ont tenté.

Alors osez tentez et vous verrez où cela peut vous emmener.

J’espère que j’aurais été un bel exemple pour vous et que je vous aurais inspiré

Defi du grand colombier épisode 6: Suite hommage à coeur ouvert

J’ai choisi cette photo de ma sortie quotidienne car elle symbolise mon parcours de « cycliste ». En effet ce col est le premier que j’ai gravi dès mon plus jeune âge et chaque année j’ai plaisir à le gravir.
Après une semaine éprouvante en terme d’entrainement, cela commence à être long, j’ai décidé de faire ma sortie longue aujourd’hui. Au menu 5h15 de manivelles à travers le forez avec des passages dans des cols historiques de la région.
Je vous laisse découvrir mon périple à travers les photos que je vais intégrer à l’hommage du jour.
Et aujourd’hui je souhaite rendre hommage à mes parents qui finalement sont à l’origine de tout cela!
Alors mes parents ceci est pour vous!!

Papa, tu es un modèle, mon modèle. Beaucoup de choses que j’ai faites, je les ai faites pour que tu sois fier. Ton engagement politique devrait être un exemple pour tout le monde. Bien sûr tu as douté suite à l’effondrement du bloc de l’est. Mais mon papa ce modèle était contraire aux valeurs que tu as et que tu auras défendu toute ta vie. Ce n’était pas le communisme que tu souhaitais. Le tien c’est la définition basique même : la mise en commun des richesses générées par le travail qui bénéficie au plus grand nombre et surtout aux plus faibles. Une fraternité, une solidarité de tous les instants qui abouti sur l’entraide et non cette société individualiste qu’ils voudraient nous servir.
Tu t’es toujours engagé pour les causes qui te semblaient justes sans compromission ni besoin de reconnaissance, toujours dans l’esprit de servir la communauté.

Vois-tu, comme l’a dit notre cher Jeannot Ferrat : « C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente sans idole ou modèle, pas à pas humblement, sans vérité tracée, sans lendemain qui chantent, un bonheur partagé définitivement, un avenir naissant d’un peu moins de souffrance, avec nos yeux ouverts en grands sur le réel, un avenir conduit par notre vigilance envers tous les pouvoirs de la terre et du ciel. ». Peu importe le nom que cela prendra, c’est d’abord de l’humanité qu’il faut et du bonheur.

Mais non mon papa tes idées ne sont pas dépassées, elles sont même avant-gardistes même si beaucoup sont issues du programme du conseil national de la résistance datant de 1944. Pourquoi n’aurions-nous pas le droit d’être heureux pourquoi ces mesures, ces idées ne seraient-elles pas appliquées.

Beaucoup ont oublié que ton parti était le parti des fusillés ! Beaucoup ont oublié ce que la France devait à ces résistants pour la libérer du joug nazi ! Tout comme beaucoup ont oublié ce que la France devait à ses immigrés. Je me rappelle très bien des cimetières de l’est de la France et du nombre de tombes de soldats sénégalais ou maghrébins tombés pour la liberté. Cela m’aura marqué à vie. Et puis n’est-ce pas au Maghreb que l’armée française s’est reconstruite pendant la deuxième guerre ?  N’est-ce pas le gouvernement français qui a fait venir ces immigrés pour reconstruire la France, car elle manquait de main d’œuvre ? Et aujourd’hui certains voudrait balayer tout ce pan de l’histoire de France d’un revers de main. Aujourd’hui les enfants de ces immigrés ne sont plus les bienvenus ? Nous voudrions renvoyer chez eux des gens nés en France. Mais où c’est chez eux ?
Vois-tu : la bête n’est pas morte et elle revient au galop et avec elle ses mesures et idées nauséabondes. Aujourd’hui cette bête contrôle beaucoup de choses et notamment beaucoup de médias qui fait que ces belles idées que tu défends ne sont pas audible, car la bête ne veut surtout pas qu’elles soient appliquées. Mais mon papa après la pluie vient le beau temps.

Ma chère maman toi non plus tu n’as pas été en reste pour la défense des plus fragiles.
Dès ton arrivée dans la Loire tu as commencé ton engagement politique à Montreynaud avec ton ami Paul Chomat.

Gumieres

Puis n’est-ce pas toi qui a monté le syndicat CGT à la Maison de Retraite de la Loire à la demande du Médecin chef ?
N’est-ce pas toi qui a créé la CNL (confédération Nationale du Logement) afin de renégocier les emprunts toxiques de nos voisins et lutter contre les expulsions ?

Aujourd’hui mes chers parents vous êtes totalement dévoués à votre petite fille, née malheureusement avec deux graves handicaps. Pour ça nous vous en sommes reconnaissants.

Eglise de Margerie Chantagret

J’aurais aimé comme vous défendre le plus grand nombre, avec un engagement plus important.
Malheureusement le destin en a décidé autrement. Et aujourd’hui je suis engagé au plus profond de ma personne pour la défense de la cause des autistes pour qu’enfin il y ait des solutions de prise en charge adaptées à chaque cas.

Je vous aime profondément

A bientôt pour un nouvel hommage

Défi du Grand colombier épisode 5: Hommage à cœur ouvert

PONT DU DIABLE ST MARCELLIN

Mes chers amis. Vous vous demandez et vous me demandez ce que pense un coureur cycliste pendant des longues sorties.
Voici quelques réponses :
Tout d’abord personnellement je profite de l’instant présent. Souvent je trace mes sorties à l’avance de manière à passer dans des endroits sympas pour les yeux et tous les sens. Aussi je profite de ce qui m’est offert.

Ensuite je pense souvent aux solutions que nous pourrions mettre en place pour faire avancer la cause qui m’est chère.

Enfin je pense à des personnes qui m’ont été chères ou qui me sont chères, car chaque kilomètre, chaque endroit chaque moment peut me rappeler quelqu’un

 Dans la série d’épisode qui vont venir, je souhaiterais rendre une série d’hommages aux personnes qui ont marqué ma vie et qui ont fait de moi la personne que je suis. Aussi avec l’illustration par des photos de mes sorties voici une première série d’hommages à mes chers disparus.

CHENEREILLES

Aujourd’hui, c’était sortie longue à travers le Livradois/Forez. Que du bonheur sous le soleil

Le premier hommage concerne les personnes disparues avec en premier lieu ma belle-maman disparue l’année dernière. Tu vois, toi que j’appelais affectueusement « Ayom » (maman en kabyle), je n’ai jamais osé te tutoyer par respect et par admiration. Aujourd’hui je le fais car depuis que tu es partie un grand vide règne autour de nous, toi qui était le ciment de la famille.

A travers toi j’ai également une pensée pour tous ces disparus qui m’ont forgé et à qui je pense très souvent quand je suis sur le vélo. Je pense à mon Arnaud disparu alors que nous avions 17ans, chaque fois que je passe là je pense à toi. Je pense à ma Babelle, ma confidente. Toi qui ne m’a pas laissé le temps de te présenter celle que tu m’avais conseillé de prendre comme compagne en laissant guider mon cœur. Tous les deux vous êtes à l’origine de la colère qui est en moi. Colère envers l’injustice tellement votre départ vers l’au-delà de façon si précoce, alors que vous aviez, que nous avions l’avenir devant nous, est une immense injustice et m’a laissé dévasté, nous qui avions partagé tant de délires.

MONTARCHER

Je pense également à mon grand père paternel. Toi qui m’as mis, dès mes 6 ans sur un vélo, qui m’a donné cette passion pour le tour de France, toi le limousin, fan bien évidemment du grand Poulidor et des duels sur les pentes du Puy de Dôme avec le grand Jacques Anquetil. Comme tu serais fier de cette photo de ton arrière petite fille avec Poupou. Toi qui as laissé ma très gentille mémé seule avec ses 4 enfants pendant la seconde guerre pour rentrer dans la résistance, toi qui avais jeté le revolver que tonton Marcel et papa avait trouvé dans ta cachette dans la Dordogne. Pépé tu as été un guide sur le vélo et à chaque orage pris sur le coin de la courge à vélo je pense à toi et à cette journée de juillet où nous avions pris ce terrible orage à 200 m de la maison alors que nous étions sortis toi à mobylette et moi à vélo derrière. Mémé tu as été une guide dans la gentillesse. Même dans la galère de la guerre tu t’arrangeais pour récolter des vivres pour les envoyer à la famille sous les bombes au Creusot, pendant que d’autres membres de la famille s’adonnaient au marché noir et te laissait seule avec tes 4 fils

Enfin je pense à mes grands-parents maternels. Vous m’avez inculqué la notion de travail, de rigueur. Pépé derrière ton autorité tu étais sensible. Toi qui m’as dit un jour : « ton grand-père était adroit, ton père était adroit, il n’y a pas de raison que tu ne le sois pas ». Ces paroles raisonnent encore en moi. Elles m’ont fait prendre conscience que tout était possible, que dans la vie il fallait oser et qu’avec le travail tout pouvait arriver. Toi qui à oser sauter du train qui t’emmenait vers l’Allemagne et le service de travail obligatoire, ce qui t’a obligé à rentrer dans le maquis pour te cacher. Toi qui a échappé, par miracle, à une rafle parce qu’avec mémé vous aviez pris le temps de manger une boite sardines au bord d’un étang avant de rentrer.
Mémé tu n’étais pas en reste pour suivre le rythme effréné de pépé. Quelle femme courageuse tu as été. Toi qui remplaçais les bœufs dans les champs et tirais la charrue dans les prés pendant la guerre. Cet épisode qui t’a permis de rencontrer pépé, qui au détour d’un chemin alors qu’il cheminait à vélo t’avait vu tirer cette lourde charrue et t’avait remplacé alors qu’il ne te connaissait pas. Il ne savait pas alors qu’il faisait la rencontre de l’amour de sa vie. Il t’en a fallu aussi de courage pour quitter cette vilaine belle-mère qui avait osé cracher à ton beau visage et quitter ton premier mari alors prisonnier en Allemagne. A cet époque ça ne se faisait pas!! Ce courage tu me l’as inculqué. Quoi qu’il arrive on ne lâche pas !

On ne lâche pas tout comme ma belle maman n’a jamais rien lâché. Toi qui m’as accueilli dans ta maison comme ton fils. Vois-tu, tu avais ce sens de l’accueil. Tu m’as fait découvrir cette culture maghrébine qui fait qu’à chaque visiteur une assiette est prévue à table. Ce sens du partage, de l’accueil. Toi la femme courageuse qui a accueilli et aidé tant de personnes. Toi qui a échappé aux soldats allemands alors que tu n’avais que 5 ans, ce qui t’avait laissé handicapé de la main. Toi qui avais perdu ton papa à l’âge de 7ans. Toi la déracinée, arrivée en France en 1962, qui fut mariée trois fois et veuve alors que ma petite Chala n’avait que 7ans et qui a élevé tes 5 enfants sans trop de ressources et en parlant peu français. Toi qui nageais à contrecourant, qui sortait en tailleur. Toi la musulmane qui acceptait de rentrer dans les églises. Toi le modèle d’intégration à qui on a refusé de donner la nationalité française à la fin de ta vie alors que tes frères se sont battus pour la France. Toi le modèle de tolérance qui a accepté de me donner la main de l’amour de ma vie : la belle, la gentille Chala, alors que beaucoup ne souhaitait pas de cette union. Toi qui a toujours choisi le bonheur de ta fille plutôt que de te plier aux « traditions ». Pour tout ça belle maman merci. Vous avez été un exemple et un modèle pour beaucoup de femmes. Vous resterez tout le temps à mes côtés et vos conseils seront toujours dans notre tête. Je vous embrasse tendrement.

Voila j’en ai fini pour cette série d’hommages à mes chers disparus
A bientôt pour un nouvel épisode et une nouvelles séries d’hommages. Surprises

Défi les cinglés du grand colombier épsiode 3 et 4: sortie en amoreux et séance de cotes

Mardi 02 juillet et après une journée de repos, où l’entrainement était axés sur le renforcement du haut de mon petit corps fragile, c’était sortie course à pied enchainé avec une sortie vélo.

5h du mat, baskets aux pieds, les premières lueurs du jour à l’horizon, je pars courir.
Je sens tout de suite, de part mes sensations que la séance de renfo/muscu a été bénéfique (merci coach). Je descends sur St Romain le puy, le rythme est bon. Je longe le canal puis remonte au travail par Bazourges. Une sortie de 58′.

Après ma journée de travail, je rejoins ma chère et tendre pour une sortie vélo en amoureux.
Nous descendons bazourges, et au bas tournons direction St Marcellin. Je trouve que le rythme est trop élevé et je crains que ma petite femme n’ait du mal à finir la sortie au vu de ce que je lui ai préparée.
Je passe alors devant pour imprimer un tempo moins soutenu.
Arrivée à St Rambert c’est parti pour la montée en direction du barrage de Grangent. Ma belle est assez à l’aise.

Nous traversons le mur du barrage et la Loire et nous nous arrêtons pour effecuer quelques photos.

Nous repartons et tout de suite à la sortie du barrage, la route se cabre, c’est partie pour 1 km de la montée du mur du barrage avec des passages à 7-8%. Ma cycliste galère un peu mais elle s’accroche.
Arrivée à la bifurcation nous prenons la direction de St Just et une descente qui fait du bien.
Nous décidons de rentrer par Bonson, puis la déchetterie de Sury. Le rythme est moins soutenu. La fatigue commence à se faire sentir.
Arrivée au bas de Bazourges, nous entamons la remontée vers notre maison. C’est dur pour ma sportive, surtout vers le château. Passé ce secteur à 10% le replat lui fait du bien et nous arrivons enfin à domicile après 2heures à plus de 21km/h.

Le lendemain, mercredi 3 juillet c’est séance de côtes, une sortie de 2 heures avec intégrée une séance de 35′ cumulées de côtes. Quoi de mieux pour effectuer cette dernière et bien se préparer pour les terribles pourcentages qui nous attendent sur les pentes du grand colombier, que d’aller se frotter à la montée de la Pinatel à Lavieu. Une pente de 800m à 18% de moyenne. Aucune voiture car c’est en rase campagne. Mais que ce village de Lavieu est beau!!

La première montée se fait en 5’28. Je calcule donc qu’il faudra que je la fasse 6 fois pour que ça cumule 35 minutes.
Les montées s’enchainent. La pente est vraiment raide mais je suis mieux qu’il y a 15 jours où j’avais deja travaillé les côtes sur cette portions. Je suis régulier et tourne l’ensemble des montées entre 5’26 et 5’32. Il y a 15 jours c’était plus proche des 6′.
L’entrainement commence à payer. Merci mon coach JYJY.
Une fois terminé, je rentre à la maison satisfait du travail bien fait.
A bientôt pour de nouvelles aventures et n’hésitez pas à nous venir en aide en finançant la cagnotte.
Les dons offrent un crédit d’impôt, pour un don de 100€ par exemple, 60€ vous sont reversés par les impôts même si vous n’êtes pas imposables. Au moment du don un reçu vous est délivré. cette somme est à déclarer au moment de la déclaration annuelle pour recevoir le chèque. Il n’y a pas de minimum.
Merci les amis

Défi les cinglés du grand colombier épisode 2: une ballade cyclo en Livradois Forez rafraichissante

Dimanche 30 juin 2024, après ma sortie rythmée de la veille, le coach Jean Jean m’avait prévu une sortie de 7h avec du dénivelé.
Je décide dans un premier temps de partir rouler dans la plaine pour tourner les jambes.
Après avoir revêtu ma belle tenue du team Jean Jean, rempli mes bidons, mis mes lentilles (à l’endroit cette fois-ci), mis mon casque, et chaussures, je sors. Est-ce que je mets mes manchettes? Cruel dilemme: ne vais-je pas avoir trop chaud dans les montées? Je décide de partir sans.
Je descends à St Romain le Puy. Rapidement je regrette mon choix car il fait frisquet en ce matin du mois de novembre, eux juin pardon.
Je file vers Précieux et prends la route qui coupe la plaine en direction de Grézieux le Fromental. A partir de là ma ballade va être champêtre. Pendant un bon moment je ne vais pas traverser beaucoup de village, si ce n’est Champs, et son ancienne boite de nuit: Le Vox où, jeune, j’allais jouer du déhancher avec ma souplesse légendaire, puis Mornand en Forez et sa célèbre MFR qui forme les futurs jockeys et autres Palefreniers.
Je me dirige alors vers Poncins traverse le pont sur le Lignon et file vers St Germain Laval, via Sainte Foy Saint Sulpice.

Je ne manque pas bien évidemment de traverser la très belle localité, de Pommier, à visiter absolument si vous êtes dans les parages.

Je me dirige alors vers le pays d’Urfé et c’en est fini du plat pays. J’accuse une moyenne de 28km/h. J’ai de bonnes sensations.
Direction St Romain en Jarez. Ca ne fait que monter et descendre. Un bon parcours casse-pattes. Le paysage est beau mais le ciel est bouché. Qu’est-ce qu’il fait froid. Il faut être vigilant car la route est glissante.
Au fil des kilomètres j’admire ce qui m’est offert aux yeux et au détour d’un virage je tombe sur ce très joli château

Après une belle descente, mon gps me propose l’ascension d’une belle montée que je ne connais pas alors GO on y va. La route se cabre sur 9 km avec un final de 4km entre 8 et 12%. Arrivée en haut je tombe sur ces deux panneaux. Le premier m’annonce que je suis au col de Saint Thomas et l’autre que je pénètre dans mon pays natal:

J’entame alors la descente. J’ai toujours aussi froid. J’arrive rapidement à Chabreloche. Je prends alors la départementale avec une période de transition de 10km en faux plat montant, jusqu’à Noirétable et son casino.
Là je bifurque à droite direction le Col de la Loge que je franchis après une heure d’ascension et 14km. La haut c’est toujours aussi bouché:

Je cherche alors la route indiquée par mon GPS qui emmène au Brugeron et qui s’avère être un chemin
Alors je fais demi tour jusqu’à la Chamba puis le Brugeron direction le col du Béal par une face que je n’ai jamais faite.
Quelle belle route. Franchement c’est l’ascension vers le Béal qui me plait le mieux.
Les jambes continue à bien tourner.
Passage au sommet du Beal, sommet de ma sortie:

La descente vers les pistes de Chalmazel se fait à vive allure. Après la traversée de Sauvain, où je retrouve des routes d’entrainement habituelles, je remonte Courreau et file en direction de Roche et Lerigneux où je laisse la route du col du Barracuchet sur ma droite. C’est partie remise.
Arrivé à Verrière, comme je n’en ai pas assez je tourne à droite afin d’effectuer les 6 derniers kilomètres du col de la Croix de l’homme mort.

Le ciel est plus lumineux. Il est temps de rentrer à la maison où mes chers et tendres m’attendent.

Au final une belle sortie réfrigérante de 7h47 pour 184km.

N’oubliez la cagnotte pas si vous souhaitez nous soutenir

24 heures de Roche La Molière: une victoire collective pour la team jean jean au profit des yeux du coeur

Mardi 02 juillet 2024 à l’invitation de Sylvie, initiatrice de ce beau projet, nous nous sommes rendus, Chala et moi, au magasin d’optique situé au Berland à proximité de la roseraie de St Victor sur Loire.
Le but était de nous remettre le chèque du montant de la somme récoltée chez les partenaires à l’occasion des 24heures de Roche la Molière.

Pour rappel ce sont deux équipes de la team Jean Jean qui ont été constituées pour courir lors des 24 heures de Roche.

Et c’est bien évidemment Sylvie qui nous a remis la coquète somme de 2210€.

Un gros gros merci à l’ensemble des athlètes et des partenaires qui ont pris part à cette belle initiative.
Merci à Monsieur Di Fruscia correspondant local du Progrès pour son bel article et sa présence.
Merci au coach Jean Jean et bien évidemment merci à Sylvie.
Cette somme va servir à l’achat d’une joelette pour emmener notre belle Océane ainsi que ses copains sur les beaux chemins de France et de Navarre.

Pour finir la soirée nous avons dégusté les gâteaux confectionnés par les membres du team Jean Jean et bu l’apéro offert les propriétaires du magasin d’optique.

Enfin nous n’avons pas manqué Chala et moi de faire un petit détour à la roseraie toute proche où nous nous sommes dit oui il y a maintenant 27 ans